Un point. Un seul. C’est ce qu’il a manqué au RC Lens pour sauver sa place en Arkema Première Ligue. Si la défaite face au Paris FC a scellé le destin des Artésiennes, l’analyse des regrets, elle, nous ramène bien plus loin dans la saison. Car ce point de la survie, les filles de Sarah M’Barek l’ont eu entre les mains à plusieurs reprises.
Le fantôme du « tapis vert »
Le premier regret est sans doute le plus douloureux. Lors de la 1ère journée, devant 10 000 fans à Bollaert, les Lensoises arrachaient un nul héroïque contre le PSG (1-1). Mais suite à une erreur administrative (la titularisation de Louann Archier, suspendue), Paris posait réclamation. Résultat : match perdu sur tapis vert. Point envolé, dynamique brisée, et des conséquences qui se paient cash aujourd’hui.
Un effectif trop court pour l’élite
Au-delà de l’administratif, le terrain a parlé. Entre des erreurs défensives répétées et un manque de réalisme offensif, le groupe a montré ses limites. Surtout, les observateurs pointent deux mercatos jugés insuffisants et le départ hivernal de Fany Proniez, véritable poumon de l’équipe, qui n’a pas été réellement compensé.
Dans un championnat à deux vitesses, où les ogres ne laissent que des miettes, le RC Lens n’a pas su armer son collectif pour la bataille du maintien. Une question brûlante se pose désormais : Joseph Oughourlian, déjà très sollicité par les finances de l’équipe masculine, maintiendra-t-il l’investissement pour les féminines en D2 ?
« On va revenir » : Le serment de Sarah M’Barek
Malgré l’amertume, la coach lensoise refuse d’abdiquer. Si elle confie à La Voix du Nord vivre cet échec comme un « traumatisme personnel », elle a confirmé qu’elle restait au club pour mener la reconstruction.
« On va reconstruire, on va remonter. On sera plus fortes. On ne va rien lâcher. On est capables de revenir en première division, j’en suis convaincue. Il y a une base solide, un club qui nous soutient et une direction qui continue à structurer la section. », a-t-elle martelé hier soir, déterminée à transformer cette douleur en force.
Le regard tourné vers Dijon
Le dernier espoir du Racing ne se trouve plus dans les pieds des joueuses, mais dans les bureaux de Bourgogne. Si la section féminine de Dijon, actuellement en vente, venait à mettre la clé sous la porte, le RC Lens pourrait être repêché par la Fédération. Un miracle administratif qui, s’il arrive, devra impérativement être suivi d’un renforcement massif de l’équipe pour ne pas revivre un tel calvaire la saison prochaine.
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