RC Lens : un exercice positif avant les prochaines turbulences ?

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Pas de Ligue des champions, des droits TV en baisse, une masse salariale jugée encore lourde… Et pourtant, le RC Lens a réussi l’exploit de boucler la saison 2024-2025 avec un bénéfice net de 4 millions d’euros. Une prouesse comptable obtenue à la sueur du chéquier mercato.

Selon les chiffres livrés par La Voix Des Sports, le déficit d’exploitation est abyssal : -71 M€, conséquence directe d’un chiffre d’affaires limité (70 M€) face à des charges toujours élevées (141 M€), malgré une réduction sensible par rapport à l’exercice précédent. La masse salariale, elle, reste pesante : 60,4 M€, soit 93 % du CA hors transferts, un ratio inquiétant pour l’avenir.
La clé du redressement ? Les 114 M€ générés par la vente de cadres comme Samba, Fofana, Wahi, Danso ou encore Khusanov. En déduisant les achats (38 M€), le résultat net sur le marché des transferts grimpe à 76,4 M€, de quoi compenser largement le gouffre opérationnel.

En parallèle, le club a sécurisé ses arrières : augmentation de capital de 3 M€, emprunts portés à 38,8 M€ et réduction partielle de sa dette. Une stratégie nécessaire pour avancer sur des dossiers structurels, à commencer par le rachat de Bollaert, devenu officiel en décembre.
Ces chiffres, validés lors de l’AG du 17 novembre, seront publiés officiellement par la DNCG au printemps.

Si le RC Lens peut se targuer d’un exercice maîtrisé malgré un contexte défavorable, l’équilibre financier repose aujourd’hui sur des fondations fragiles. Le club a en grande partie assaini ses comptes grâce à des ventes record, mais après avoir cédé la quasi-totalité de ses joueurs à forte valeur marchande, il ne dispose plus, à court terme, de leviers de compensation aussi puissants sur le marché des transferts.

Autrement dit, sans qualification directe pour la prochaine Ligue des champions, dont les revenus (droits TV et billetterie) représentent une manne vitale, les lendemains pourraient s’avérer bien plus complexes. L’exercice 2025‑2026 s’annonce périlleux s’il faut affronter une nouvelle saison sans revenus européens majeurs, ni actifs à vendre à prix d’or.

Le Racing joue donc bien plus qu’un simple classement en cette seconde moitié de saison : il joue sa capacité à continuer de grandir sans s’essouffler.

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