Le cœur des supporters lensois a été mis à rude épreuve, mais quelle récompense ! Vendredi soir, en ouverture de la 30e journée, le RC Lens a transformé un début de match catastrophique en une épopée héroïque. Menés 2-0 après seulement 13 minutes, les Sang et Or ont fini par renverser Toulouse (3-2) au terme d’un scénario que seul Bollaert sait écrire.
Une résilience à toute épreuve
On a bien cru que l’orage toulousain allait tout emporter. Mais les hommes de Pierre Sage n’ont rien lâché. Si l’expulsion de Gboho à la 17e minute a clairement rebattu les cartes, c’est la hargne lensoise qui a fait la différence. En pilonnant sans relâche une défense du TFC qui a fini par se fissurer, Lens a remis les pendules à l’heure. Cette victoire permet de revenir provisoirement à un souffle du PSG et de consolider la place de dauphin au classement, tout en mettant la pression sur les concurrents qui joueront aujourd’hui et demain.
Entre coups de génie et erreurs évitables, voici ce qui nous a fait vibrer (ou rager) hier soir.
Ce que nous avons aimé :
– L’envie de Matthieu Udol qui a sonné la révolte sur son côté gauche en première période, un peu gêné dans sa progression en seconde compte tenu de l’entrée de Saint-Maximin.
– La réduction du score de Saud Abdulhamid sur un très bon centre d’Allan Saint-Maximin. Le Saoudien a été par ailleurs très actif, sans être toujours en réussite.
– L’entrée d’Allan Saint-Maximin, qui a fait un bien fou dans la percussion et par sa qualité de centres.
– L’égalisation d’Adrien Thomasson, placé aux avant-postes pour pousser le ballon au fond des filets après une frappe puissante de Malang Sarr.
– Ismaëlo Ganiou, qui a offert la victoire aux Lensois avec un coup de tête rageur, sur un corner d’Andrija Bulatovic.
– Arthur Masuaku, après un premier quart d’heure difficile, a haussé son niveau de jeu.
– Le retour de Samson Baidoo sur la pelouse de Bollaert-Delelis, après son dernier match face à Rennes en février dernier.
– Le sourire de Pierre Sage à la fin du match, qui contrastait avec le visage fermé de la rencontre.
– L’accolade entre Joseph Oughourlian et Adrien Thomasson à la rentrée aux vestiaires. Les prémices d’une bonne nouvelle ?
– Cette victoire au finish, qui jouera surement dans les têtes lensoises mardi en demi-finale de Coupe de France.
– Les statistiques du match : Lens a tiré 42 fois contre 5 fois côté Toulousain.
– 62 points pour un club du 62, la symbolique est jolie.
– Un RC Lens renversant, cardiaques s’abstenir.
Ce que nous avons moins aimé :
– Le onze de départ de Pierre Sage, qui s’est privé d’une attaque complète en mettant Thauvin, Edouard et Saint-Maximin sur le banc, même si ces derniers avaient été dans le dur à Lille et face à Rouen, un choix, qui a failli être fatal.
– Que Pierre Sage n’ait pas été plus explicite quand il a voulu justifier les absences de Thauvin et Edouard dans le onze de départ.
– La méga boulette de Robin Risser sur l’ouverture du score des Toulousains. La lecture de la trajectoire n’est pas bonne, tout comme la position du corps, avec en prime une faute de mains manifeste.
– Le second but encaissé par les Lensois. Un coup de pied arrêté, une remise de la tête de Sarr hasardeuse, Masuaku qui défend en reculant et Sangaré qui n’est pas au marquage. Une master class …
– Cette incapacité à ressortir les ballons quand les équipes jouaient à onze contre onze.
– La domination stérile en première période. Sans véritable finisseur capable de convertir en but les situations, les hommes de Pierre Sage ont prouvé qu’ils ne savaient pas être efficaces face à des blocs bas. Ce sont trois joueurs qui n’ont pas vocation offensive qui ont inscrit les buts lensois.
– Ne pas avoir compris pourquoi Edouard a tiré le coup franc bien placé en fin de rencontre alors que Bulatovic était déjà sur la pelouse.
– Que de maladresses dans la finition ! Beaucoup trop d’imprécisions techniques.
– L’arbitrage de Jérémie Pignard, qui, entre autres, n’a pas sifflé faute sur Donnum, qui a essuyé ses crampons sur Matthieu Udol à l’entrée de la surface de réparation en première période, qui a laissé Restes gagner des minutes précieuses durant toute la rencontre, qui a annulé le but de la tête de Sotoca pour une poussette insignifiante et presque normale sur ce type d’action, et qui a sifflé à tort et à travers, désavantageant à tour de rôle Lensois et Toulousains et distribuant inconsidérément des biscottes inutiles.
– Nous être demandés pourquoi, à la 90° minute, alors qu’il y avait eu 12000 changements et au moins 5 minutes gagnées par Restes, pourquoi le corps arbitral n’avait accordé que 4 minutes de temps additionnel ?
– Rayan Fofana et Odsonne Edouard, complètement transparents sur le front de l’attaque Lensoise, logiquement remplacés avant l’heure de jeu.
– Ne pas avoir compris l’interview de Carles Martinez Novell en fin de match. Ligue1+ n’avait pas livré le décodeur 🙂
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