RC Lens – PSG : Pierre Sage freine le délire sur la lutte pour le titre

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Le 5–0 infligé au Paris FC a suffi pour relancer un vieux fantasme dans les conversations autour de RC Lens : et si les Sang et Or allaient titiller le Paris Saint-Germain jusqu’au bout et se mêler à la lutte pour le titre ? Certains ont déjà transformé le statut d’outsider en costume de rival. Pierre Sage, lui, se charge de le recouper à la bonne taille.

Interrogé en conférence de presse sur ce supposé mano à mano avec Paris, le coach commence par remettre le curseur là où il doit être : « Je nuancerais quand même la position par rapport au PSG. Parce que même mené 2-0 à Monaco, même en loupant un pénalty, ils ont été capables de l’emporter. » Il fait référence à la récente remontada parisienne face à AS Monaco en Ligue des Champions, retournée notamment par un très grand Désiré Doué. « La performance de retourner un match comme celui-ci, en revenant à 2-2 avant la mi-temps, en ayant loupé un pénalty, est déjà de haut niveau », insiste Pierre Sage, avant de rappeler que ce PSG-là a encore la main sur la plupart des scénarios : « C’est une équipe qui décide un peu ce qu’elle fait de ses matchs. Et à partir du moment où elle est dans la décision de l’emporter, elle fait tout ce qu’il faut pour le faire. »

Le technicien lensois ne se contente pas de flatter l’adversaire, il souligne les individualités qui font basculer ce genre de rencontres. « La prestation de Désiré Doué est de très, très haut niveau. Il a montré que les reproches qui lui étaient faits dans le match précédent n’étaient qu’une petite erreur de parcours. » Puis il élargit le propos : « Oui, c’est une équipe qu’on respecte au plus haut point. Et je pense que, comme l’ensemble des autres clubs européens, on sait tous que le PSG est une des plus grandes équipes du monde. » Lens fait une très grosse saison, mais le référentiel reste celui d’un mastodonte européen, pas celui d’un concurrent lambda.
Pendant que les débats publics s’enflamment sur la course au titre, Sage, lui, ramène constamment la discussion au très court terme. « Pour l’instant, on s’attache à préparer notre match de Monaco », glisse-t-il, histoire de rappeler que le meilleur moyen d’arriver vivant au sprint final n’est pas de se projeter sur Paris, mais de prendre les points chaque week-end, face à tout le monde. C’est seulement à cette condition que la fameuse date du 12 avril pourra prendre une autre dimension. « Si toutefois, on arrive à enchaîner dans cette même logique, dans tous les matchs qui vont précéder le peut-être rendez-vous du 12 avril, à ce moment-là, on se tournera vers ce rendez-vous-là. »

Tout est dans ce « peut-être rendez-vous ». Pour l’instant, Lens n’a rien gagné, juste le droit d’être dans la discussion. À écouter le coach, l’objectif est clair : « L’idée, c’est évidemment d’être compétitif à ce moment-là et d’avoir quelque chose à jouer à ce moment-là. » Le 12 avril ne deviendra un vrai choc pour le titre que si les Lensois ont, par leurs résultats, gagné le droit de regarder le PSG dans les yeux au classement.

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