À l’approche de la réception de Toulouse, le RC Lens pourrait enfin revoir Samson Baidoo dans son groupe, voire sur le terrain. Rien n’est encore totalement acté, mais Pierre Sage a laissé entendre que la tendance était plus favorable, à condition que le dernier entraînement du jour confirme les bonnes sensations.
Le dossier Baidoo reste sensible, parce qu’il mêle à la fois attente, prudence et urgence sportive. Le défenseur autrichien s’entraîne normalement depuis plusieurs semaines et son état semble enfin évoluer dans le bon sens. Pour autant, son absence dure depuis le 7 février, date de sa dernière apparition à Bollaert-Delelis, et cela suffit à rendre son retour aussi espéré qu’incertain.
Pierre Sage a tenu à éteindre les rumeurs
En conférence de presse, Pierre Sage a surtout voulu remettre de l’ordre dans un climat devenu inutilement bruyant. Ces derniers jours, certaines rumeurs avaient laissé entendre que le joueur aurait freiné son retour, voire entretenu une forme de flou en vue d’un départ estival. L’entraîneur lensois a balayé tout cela sans trembler : il a tenu à “lever le doute” sur un joueur qui ne voulait ni s’entraîner ni jouer, en rappelant que c’était “faux” et qu’il n’existait “aucune velléité de départ de sa part”. Son absence, a-t-il insisté, ne relevait que d’un problème de santé.
Cette mise au point n’est pas anodine. Elle protège Baidoo, bien sûr, mais elle protège aussi le vestiaire et le club d’un récit parasite au moment où Lens attaque une séquence trop importante pour se disperser. Car la vraie question n’est plus de savoir si le défenseur voulait jouer. Elle est de savoir s’il peut, enfin, redevenir une solution crédible pour stabiliser un bloc défensif qui a perdu beaucoup de sa solidité sans lui.
Reprendre Baidoo maintenant, c’est aussi prendre un risque
Et c’est là que le choix de Pierre Sage devient particulièrement délicat. Titulariser Baidoo face à Toulouse, alors qu’il n’a plus joué depuis début février, serait une arme à double tranchant. D’un côté, sa présence peut redonner de l’ordre, de l’agressivité juste, de la sérénité aussi à une défense qui en manque cruellement. De l’autre, elle peut fragiliser encore un peu plus l’ensemble si l’Autrichien ne retrouve pas tout de suite ses repères, son rythme ou ses automatismes.
En clair, le coach lensois va devoir prendre un risque. Un risque calculé, mais un risque quand même. À ce moment de la saison, il n’existe sans doute plus de solution totalement confortable. Il faudra donc accepter cette part d’incertitude. Et au fond, c’est aussi pour cela qu’il faut faire confiance à Pierre Sage : c’est lui qui voit son groupe au quotidien, c’est lui qui mesure le mieux l’état réel de son défenseur, et c’est à lui qu’il revient de trancher.
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