RC Lens – FC Lorient (0-1) : Ce qu’on a aimé et moins aimé

Les sifflets qui ont balayé les travées de Bollaert-Delelis au coup de sifflet final traduisent une angoisse grandissante en Artois. En chutant à domicile face à Lorient (0-1) dans la foulée de la désillusion strasbourgeoise, le RC Lens a enchaîné un deuxième revers consécutif aux allures de véritable purge, offrant au passage aux Merlus leur premier succès de la saison.

Face au néant créatif et à l’indigence du jeu déployé, Dino Toppmöller n’a d’ailleurs pas cherché à masquer le désastre, approuvant lucidement la colère d’un public médusé.
À quelques jours d’un déplacement périlleux sur la pelouse du Slavia Prague, ce marasme collectif s’installe au pire moment. Sur les réseaux sociaux, la gronde monte : si un simple bloc lorientais a suffi à paralyser à ce point l’animation Sang et Or, l’exigence de la Ligue des Champions promet une sévère correction sans une remise en question immédiate.
À l’heure du bilan d’un après-midi glacial, les motifs d’espoir se font rares face à l’accumulation des déceptions.

Ce que nous avons aimé :

 – La très belle reprise de volée de Cuisance des 20 mètres, détournée en corner par le portier lorientais à la 77ᵉ minute.
Abdallah Sima, de l’envie, de la générosité, sa capacité à garder le ballon, à jouer en remise, mais souvent trop bouillon avec du déchet technique.
– L’abattage de Michal Skoras, un des rares Lensois à avoir gardé la tête haute, que ce soit à gauche ou à droite en fin de rencontre.
– Même s’il n’a pas été en réussite, le match de Florian Thauvin. Il a continuellement pris des initiatives, créé des décalages, mais son jeu a manqué de précision.

Ce que nous avons moins aimé :

 – Devoir reconnaître que Strasbourg n’était pas qu’un incident de parcours
– Voir Matthieu Udol et Yacinne Titraoui sortir sur blessure. L’infirmerie déborde de nouveau.
– De devoir attendre la 44ᵉ pour assister au premier tir cadré lensois.
– La relance plein axe et pas assez appuyée d’Ismaëlo Ganiou, qui amène le but lorientais, alors que les autres défenseurs assistent impuissants à la scène.
– Le coaching de Dino Topmöller. Pourquoi Ivanovic, qui avait chaussé ses protèges tibias à la mi-temps, est resté sur le banc ?
– La prestation de Ruben Aguilar. Beaucoup trop de ballons perdus et un manque d’inspiration dans les phases offensives.
– La relative faiblesse du milieu lensois, quelle que soit la configuration.
– La seconde faute, inutile, de Souleymane Sagnan, dans les arrêts de jeu, qui amène le rouge. Toppmöller est désormais privé de deux axiaux gauche.
– De devoir constater que la qualité du pressing n’est plus du tout la même que celle de la saison dernière.
– Nous rendre compte que Mvogo n’a eu que deux arrêts compliqués à effectuer, sur la reprise de volée de Cuisance et sur le lobe vicieux de Thauvin en fin de rencontre. Beaucoup de situations, mais seulement deux occasions franches.
– Le schéma tactique trop prévisible des Lensois avec cette multitude de centres qui ne trouvent jamais preneur.
– L’entrée en jeu insignifiante d’Odsonne Edouard.
– Trois matchs de Ligue 1, cinq buts encaissés, le sentiment que la saison pourrait être longue…
– Devoir reconnaître que l’addition aurait pu être plus lourde sans la maladresse des attaquants lorientais.

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