RC Lens – AS Monaco (2-3) : Ce qu’on a aimé et moins aimé

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Pour la 23e journée de Ligue 1, le RC Lens a vu son invincibilité à domicile voler en éclats. À Bollaert-Delelis, les Sang et Or, solides chez eux depuis l’été, ont cédé face à une AS Monaco renversante.

Le scénario semblait pourtant maîtrisé. Avec deux buts d’avance et le contrôle du tempo, Lens donnait l’impression de tenir son match. Puis tout s’est délité en quelques minutes. Monaco, d’abord résigné, a soudainement changé de visage. Intensité retrouvée, pressing plus haut, transitions rapides : la rencontre a basculé.
Les Artésiens ont accumulé les temps faibles sans parvenir à recréer un véritable élan offensif. Trop peu de séquences abouties pour mettre durablement en danger l’arrière-garde monégasque. À cela se sont ajoutées des erreurs individuelles inhabituelles pour la meilleure défense du championnat, ainsi qu’un penalty refusé qui a nourri frustration et nervosité.

Cette défaite relance la course au titre et a offert au PSG, qui a battu Metz 3-0, l’ opportunité de reprendre la main. Pour Lens, l’heure est désormais à la réaction, afin d’éviter qu’un accident ne se transforme en tournant.

Ce que nous avons aimé :

– Que le RC Lens ouvre le score après trois minutes de jeu grâce à un superbe centre de Florian Thauvin et une remise dos au but d’Adrien Thomasson pour une reprise de volée en puissance d’Odsonne Edouard.
– L’arrêt réflexe de Robin Risser sur une frappe puissante de Falorin Balogun en pleine surface de réparation.
– Le but de Florian Thauvin, qui avait donné de l’air aux Lensois avant que tout ne s’écroule.
– Les dribbles d’Allan Saint-Maximin qui déstabilisent les défenseurs.

Ce que nous n’avons pas aimé :

– Apprendre que Wesley Saïd était malade et qu’il avait été sorti du groupe.
– Les choix de ressortir systématiquement les ballons en passes courtes, ce qui nous met souvent en danger.
– La fin de la première période où Lens a laissé à Monaco la maitrise du jeu.
– Le manque d’altruisme de Florian Thauvin en début de rencontre, qui a par deux fois joué perso, alors qu’il avait près de lui un partenaire démarqué.
– Ces longues séquences de temps faibles avec des Lensois fébriles, manquant d’agressivité et acceptant la domination.
– Le but de Folarin Balogun, un but offert par les Lensois sur une perte de balle au milieu de terrain sur un échange Edouard-Thauvin.
– Le but égalisateur de Monaco, où Robin Risser aurait dû sortir et faire la police dans sa surface de réparation et où Matthieu Udol à des reproches à se faire sur le marquage de Zakaria.
– Le manque de communication entre Celik et Ganiou au milieu de terrain qui offre le troisième but monégasque à Fati, qui lobe (trop) facilement Risser.
– Les tirs au but de Malang Sarr dans les phases offensives du RC Lens. Il faut arrêter ça Malang, autant de tirs, autant d’occasions gâchées.
– Le loupé de Rayan Fofana en fin de rencontre qui aurait pu offrir l’égalisation.
– La sortie de Ruben Aguilar sur blessure, douze minutes après son entrée sur le terrain. Était-il apte à jouer ? Après l’épisode Sangaré du match au Paris FC, le staff médical est-il encore passé à côté ?
– Que la VAR n’ait pas réagi suite à l’erreur de monsieur Delajod qui a cru qu’Abdulhamid avait simulé alors qu’il y avait bien faute dans la surface.
– De constater que la « bulle » des coups de pied arrêtés s’était dégonflée. Les Lensois ne marquent plus sur ces phases de jeu depuis de nombreuses rencontres.
– Constater que l’absence de Mamadou Sangaré nous avait été préjudiciable.
– L’annonce préalable de la venue de Franck Raviot qui, comme nous l’avions anticipé, a certainement joué dans la soirée compliquée de Robin Risser.

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