Face à l’AJ Auxerre, Ismaëlo Ganiou a livré un nouveau match plein. Solide, propre, sans fioritures inutiles. Bref, un match de défenseur déjà installé, alors qu’il n’a que 20 ans. À Lens, le statut de « jeune pousse » commence sérieusement à devenir obsolète.
Propulsé dans le onze pour compenser la longue absence de Jonathan Gradit, Ismaëlo Ganiou n’a pas simplement dépanné. Il s’est imposé. Entrer dans une équipe qui tourne à plein régime, remplacer un cadre emblématique, et donner l’impression que rien ne bouge : l’exercice était tout sauf évident. Lui l’a rendu banal. Match après match, il a gagné en assurance, au point d’être aujourd’hui considéré comme un élément fiable, sans astérisque lié à son âge.
Contre Auxerre, l’arrière-garde lensoise a vécu une soirée tranquille, et Robin Risser n’a quasiment pas eu à intervenir. Ganiou, associé à Baidoo et Sarr, a verrouillé son couloir avec sérieux : attentif aux appels dans la profondeur, propre dans le un-contre-un, et surtout intraitable dans les duels. Défensivement, c’est un roc. Un de ces défenseurs qu’on évite plutôt que d’attaquer frontalement.
Mais Ganiou ne se limite pas à défendre. Sa relance progresse à vue d’œil. Jeu long précis, prise de décision rapide, capacité à casser des lignes sans se mettre en danger. On se souvient encore de son but face à Toulouse, symbole d’une confiance grandissante balle au pied. À Auxerre, il a encore proposé des solutions utiles pour ressortir proprement, sans jamais forcer.
Cette montée en puissance est désormais reconnue au niveau national. Ismaëlo Ganiou figure parmi les nommés pour le trophée de la Pépite du mois de janvier de Ligue 1 McDonald’s, aux côtés d’Ibrahim Baye et Kenny Ketan. Une distinction logique pour un joueur qui n’a plus rien d’un pari.
Pour Pierre Sage, c’est une excellente nouvelle. Non seulement Lens a trouvé une solution crédible à court terme, mais le poste sera désormais doublé lorsque Gradit reviendra. Un luxe rare, surtout à ce niveau d’exigence.
Chez Ganiou, il y a cette impression rassurante : celle d’un joueur déjà à sa place. Et surtout, loin d’avoir atteint son plafond.
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