Tout est allé très vite. Lorsque Pierre Sage s’est entretenu avec le directeur sportif Jean-Louis Leca et le directeur général Benjamin Parrot, le ton est donné : « Tout le monde nous dit que c’est évident. On le pense aussi, et on vient challenger cette évidence. », c’est ainsi que la direction du Rc lens aurait abordé Pierre Sage, raconte l’intéressé dans les colonnes du Progrès.
Le coach a répondu du tac au tac : « Tout le monde m’affirmait la même chose. Je ne voyais pas trop en quoi. J’étais peut-être encore trop matrixé OL. » Derrière cette formule, une réalité : une convergence de visions qui a scellé l’accord.
Côté Lens, le choix Sage tient à trois ressorts. D’abord, un entraîneur de méthode, capable d’inscrire l’équipe dans un temps long sans renoncer à l’exigence immédiate. « Je suis dans un processus à long terme, avec des satisfactions rapides », dit-il. Ensuite, un profil humain aligné avec l’ADN du club : sobriété, travail et idées claires plutôt que effets de manche. Enfin, une capacité à parler jeu, collectif et culture de la performance à un public qui comprend le football.
Côté Sage, la bascule se fait sur la cohérence du projet. À la Gaillette, il trouve un club « pas bling bling, plus économe, où les choses sont pensées, pratiques, et pas seulement basées sur une déferlante d’euros ». Cette approche résonne avec sa manière de construire : poser des jalons, exiger, corriger, et avancer sans bruit.
Le staff a été pensé dans la complémentarité. S’il n’a pas pu embarquer Rémy Vercoutre, l’entraîneur de 46 ans s’appuie sur son adjoint Jamal Alioui, compagnon de route depuis plus de dix ans : « On est l’eau et le feu… Pour le système d’entraînement, c’était nécessaire d’avoir quelqu’un qui apporte une autre énergie. » Une polarité assumée, au service du quotidien.
Et puis il y a Bollaert. La ferveur, Pierre Sage l’a déjà ressentie jusque dans un amical à la Gaillette face à Metz devant 2 000 ou 3 000 personnes : un enchaînement réussi, un murmure d’approbation: « J’ai vu que ce public comprenait le jeu. » Dans cette connivence tribunes-terrain, l’entraîneur voit un levier.
Au fond, le RC Lens a choisi un bâtisseur exigeant ; Sage a choisi un cadre fidèle à ses principes. Un mariage de raison et d’émotion, où l’ambition se dit simplement et devra se prouver chaque week-end.
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