Il y a les défaites qui piquent. Et puis il y a celles qui brûlent encore le lundi matin. Celle concédée face à Monaco appartient clairement à la deuxième catégorie. Un RC Lens bousculé, sorti de ses principes, presque méconnaissable durant 10 minutes fatales. Mais à en croire Pierre Sage, pas question d’en faire un traumatisme avant le déplacement à Strasbourg vendredi soir.
En conférence de presse, le technicien lensois a reconnu les errements du week-end dernier. « À l’échelle du match, il y a forcément des choses qui sont à revoir, après le premier but encaissé, après le deuxième aussi. On est resté dans un schéma qui n’était pas celui habituel, qui nous éloignait de la performance. » Le diagnostic est posé : Lens s’est éloigné de sa matrice.
Pour autant, pas de crise existentielle à La Gaillette. Le discours est ferme, presque clinique. « On n’est pas en proie au doute ou à quoi que ce soit, on a juste vécu une situation qui était complètement inhabituelle et inconfortable et qu’on n’a pas envie de revivre. »
Ce n’est pas la première fois que le RC Lens trébuche. Et c’est là que Pierre Sage convoque la mémoire récente. Après la première défaite face à Lyon, la deuxième contre le PSG, la troisième à Metz, la quatrième face à Marseille, les Sang et Or avaient répondu par une victoire : « On a déjà vécu ça quatre fois auparavant, à chaque fois on a réussi à gagner le match d’après. »
L’argument n’est pas anodin. Il installe une dynamique de résilience. Une équipe capable d’encaisser, d’analyser, puis de corriger. À l’entraînement, assure le coach, « les sourires sont revenus, l’engagement est revenu ». Autrement dit, le thermomètre émotionnel est repassé au vert.
En face, le défi est tout sauf anodin. Le déplacement à la Meinau ne ressemble jamais à une promenade de santé, et encore moins après la performance strasbourgeoise du week-end précédent.
Le RC Strasbourg a stoppé Lyon, alors sur une série impressionnante de victoires. Une performance qui crédibilise encore davantage l’adversaire du soir. Pierre Sage ne s’y trompe pas : il parle d’un « déplacement assez costaud ». Et il ajoute, presque avec gourmandise : « Tant mieux, parce que justement au moins on sait où on met les pieds. »
Le respect est manifeste. Il décrit Strasbourg comme « une des équipes depuis deux saisons […] la plus séduisante », capable d’alterner éclats et contre-performances en raison de sa jeunesse, mais toujours « très solide et avec de la qualité à la fois sur le plan individuel et collectif ». Le travail amorcé sous Liam Rosenior et prolongé avec le nouveau staff témoigne, selon lui, d’une vraie flexibilité structurelle.
Pour le RC Lens, l’enjeu est double. « Face à une belle équipe, on a le devoir de faire un grand match. Dans notre position, on a doublement le devoir de faire un grand match. » Strasbourg enchaîne un deuxième match à domicile après une grande performance. Lens arrive avec l’idée « de rattraper ce qu’elle n’a pas fait le week-end précédent ». Les lignes sont tracées.
Reste à savoir si les Sang et Or transformeront la gifle monégasque en réponse d’orgueil. L’histoire récente dit oui. La Meinau, elle, n’offre jamais rien. À Lens de prouver, une fois de plus, que la chute n’est qu’un prélude au rebond.
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