Ce qui n’était encore qu’une rumeur ces derniers jours a été officialisé hier : Goduine Koyalipou, de retour d’un prêt peu concluant à Levante, rejoint le SCO Angers jusqu’à la fin de la saison. Une opération sans option d’achat, validée conjointement hier soir par les directions du RC Lens et du club angevin.
En Espagne, l’attaquant centrafricain n’aura pas laissé de souvenirs impérissables : 14 matchs, 2 buts, et une conviction partagée par Levante et le board lensois qu’il valait mieux arrêter les frais. On pouvait alors penser que Pierre Sage allait saisir l’opportunité pour récupérer un élément offensif supplémentaire, surtout après le départ désormais acté de Morgan Guilavogui pour la MLS. Il n’en a rien été.
Pourquoi le RC Lens a-t-il choisi de se débarrasser de Koyalipou une seconde fois sans même lui laisser une chance de se réintégrer dans la rotation ? La direction n’a pas pris la peine d’éclaircir la décision, se contentant d’un communiqué d’une froideur administrative :
« D’un commun accord avec le Levante UD, le Racing a mis un terme au prêt de l’attaquant centrafricain en Espagne afin de lui permettre de rejoindre Angers SCO, pensionnaire de Ligue 1 McDonald’s, dans le cadre d’un prêt sans option d’achat. Bonne fin de saison Goduine ! »
Un message aussi bref qu’évasif. Et pour cause : cette décision soulève bien des interrogations. Elle ne peut pas être motivée par des raisons économiques : Koyalipou ne coûte pas plus cher à entretenir que Guilavogui. Faut-il en conclure que Pierre Sage ne comptait tout simplement pas sur lui ? Ou alors, que des raisons extra-sportives, voire médicales, ont scellé son sort en interne ?
Autre hypothèse plus audacieuse : et si un renfort offensif de dernière minute s’apprêtait à tomber dans l’escarcelle artésienne ? Un « coup caché », malgré les déclarations toutes récentes de Jean-Louis Leca au micro de RTL, qui affirmait pourtant que le mercato était clos : « Hormis le moindre pépin, on ne bougera plus. »
Propos définitifs, sauf si un imprévu ou une opportunité de dernière minute vient faire bouger les lignes. Car sur le banc lensois, les solutions offensives ne foisonnent pas, et Koyalipou, sans être une assurance tous risques, avait au moins pour lui d’offrir une alternative à des profils comme Sotoca, Sima ou Fofana, qui ont montré certaines limites dans le rôle de jokers offensifs.
Alors, simple mise à l’écart d’un joueur en manque de repères, ou faux calme avant une dernière secousse sur le marché ? Le temps presse : le mercato ferme ses portes lundi soir à 20h. Jusque-là, tout reste possible.
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