Mercato : Les effets collatéraux du dossier Sinayoko

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À Auxerre, on aime jouer la montre, brouiller les cartes, puis pleurnicher quand le jeu se retourne contre soi. L’affaire Sinayoko, cette tragicomédie estivale, en est la parfaite illustration.

Après avoir savamment saboté le transfert de leur attaquant au RC Lens, au prix d’un double discours et d’une soudaine montée d’exigences financières, les dirigeants de l’AJA se retrouvent aujourd’hui dans le viseur… mais pas de qui on croit.
Car si les Sang et Or digèrent encore mal la farce, ce sont les Niçois, qui avaient également des vues sur l’attaquant, qui ont décidé de sortir les crocs. Franck Haise, en bon voisin de rancune, n’a pas avalé la pilule. Résultat : Tom Louchet, jeune milieu de l’OGC Nice, prêt à faire ses valises pour rejoindre les rangs de Christophe Pélissier, voit, selon RMC Sports, son départ bloqué par un Gym bien décidé à faire payer la note.

Louchet, qui n’a pourtant rien demandé, se retrouve aujourd’hui pion malgré lui d’une guerre froide entre clubs de Ligue 1. Nice, plutôt que de renforcer le club bourguignon, préférerait envoyer son joueur… à l’étranger.

Pendant ce temps, le dossier Sinayoko s’éteint peu à peu. Exit Nice, Lens, Rennes et Lyon : tout le monde semble s’être lassé du petit manège auxerrois. Ce petit vaudeville est un parfait exemple de ce que devient le mercato français : un champ de mines où chaque club joue les petits stratèges à coups de bluff, d’orgueil mal placé et de vengeance passive-agressive. Et cette année, l’AJA décroche la palme du partenaire toxique.

Un conseil aux futurs prétendants d’un joueur auxerrois : prévoyez un plan B, un plan C, et des Doliprane. Parce qu’avec Auxerre, ce n’est pas sur le terrain que ça se joue. C’est au poker menteur.

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