Mercato hivernal : Lens veut réajuster… mais n’est-ce pas un peu tard ?

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À mesure que le mercato hivernal s’étire, une impression persiste du côté de Lens : celle d’un ajustement contraint plus que d’une stratégie pleinement anticipée. Ouvert depuis le 1er janvier, le marché a déjà vu plusieurs clubs de Ligue 1 s’activer rapidement. Le RC Lens, lui, a choisi un tempo plus mesuré. Peut-être trop.

À ce stade, le club artésien n’a enregistré qu’un seul renfort : Amadou Haïdara. Un milieu de terrain supplémentaire, dans un secteur déjà bien garni. Un choix qui peut interroger, tant les manques ailleurs dans l’effectif sautent aux yeux depuis plusieurs semaines.
La défaite à Marseille n’a finalement fait que confirmer ce que beaucoup avaient déjà identifié : l’effectif de Pierre Sage manque de profondeur. Le onze type tient très bien la route, mais dès que les absences s’accumulent, les bricolages deviennent inévitables. L’absence de Malang Sarr à Metz et de Samson Baidoo au Vélodrome en sont les parfaits exemples : joueurs déplacés, équilibres fragilisés, options limitées.

Pierre Sage ne s’en est d’ailleurs pas caché en conférence de presse. « Notre volonté est d’avoir plus de solutions. Aujourd’hui, nous sommes un peu tributaire de ce déficit » a déclaré le coach qui a reconnu la nécessité d’élargir ses choix, notamment sur le côté gauche de la défense, un secteur devenu particulièrement sensible depuis le départ de Deiver Machado. L’arrivée imminente d’Arthur Masuaku, sous la forme d’un prêt, devrait permettre de soulager un Matthieu Udol très sollicité depuis le début de saison. Un renfort utile, mais qui ressemble davantage à un colmatage qu’à une véritable montée en puissance.

Car au-delà du flanc gauche, d’autres zones restent en tension. Lens manque toujours d’un défenseur polyvalent capable de s’intégrer dans une défense à trois. À droite, le poste de piston continue de poser question : ni Ruben Aguilar ni Saud Abdulhamid ne semblent apporter de garanties suffisantes sur la durée. Un chantier qui, sauf surprise, sera repoussé à l’été.
Le secteur offensif, lui aussi, soulève des interrogations. Le départ de Morgan Guilavogui au Real Salt Lake, combiné à la prestation très fade affichée à Marseille, relance le débat : Lens peut-il vraiment terminer la saison sans recruter un attaquant polyvalent supplémentaire ? Sur le papier, l’option paraît séduisante. Dans les faits, trouver un profil performant et disponible en plein hiver relève souvent du casse-tête.

Reste enfin une question, un peu à la marge, mais difficile à éluder : pourquoi le club a-t-il attendu la fin janvier pour constater qu’il y avait quelques trous dans la raquette ? Entre ajustements tardifs et choix ciblés, le RC Lens avance à pas comptés sur ce mercato hivernal. Espérons simplement que le temps ne lui manque pas au moment de faire les comptes.

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