Et si Franck Haise, l’architecte du RC Lens européen, rebondissait… en Ligue 2 ? L’idée peut sembler saugrenue, presque incongrue, tant le technicien semblait destiné à tutoyer les sommets après son passage auréolé en Artois.
Pourtant, selon L’Équipe, l’AS Saint-Étienne, en quête d’un nouvel entraîneur pour remplacer le Norvégien Eirik Horneland, aurait bien entamé des discussions avec l’ancien coach lensois. Et Haise n’aurait pas fermé la porte.
La trajectoire interroge. Franck Haise, c’est l’homme qui a redonné vie au RC Lens, menant le club Sang et Or à une 2e place en Ligue 1, une qualification historique pour la Ligue des champions, et un retour d’aura nationale. En trois ans, il avait tout pour s’imposer comme l’un des entraîneurs les plus convoités du pays.
Il était promis, selon des avis autorisés, à des bancs plus huppés, en Ligue 1 comme à l’étranger.
Mais son passage express sur le banc de l’OGC Nice a cassé l’élan. Une saison et quelques mois sur la Côte d’Azur, une greffe qui n’a pas pris, et une séparation cet hiver. Et aujourd’hui, voilà Haise sollicité par un club en Ligue 2, certes mythique, mais encore empêtré dans une quête de reconstruction chaotique.
L’ASSE, actuelle 5e du championnat, reste à portée de montée directe, à deux points du podium. Le projet, porté par les nouveaux propriétaires canadiens de Kilmer Sports Ventures, s’annonce ambitieux. Mais le contexte reste instable, avec un effectif à rééquilibrer et une pression populaire permanente. Est-ce vraiment un environnement taillé pour relancer un entraîneur en quête de nouveau souffle ?
Haise, en succédant à Montanier à Lens en 2020, avait su sublimer une équipe en chantier. Ironie du sort : Philippe Montanier est justement l’autre nom coché par les Verts pour remplacer Horneland. Deux hommes, deux histoires croisées, deux CV solides avec des montées à leur actif. Mais un seul siège.
Si Montanier connaît déjà la maison verte, pour y avoir brièvement gardé les buts en 1999-2000, c’est bien Haise qui intrigue, par ce qu’il représente et par ce qu’il pourrait incarner à Saint-Étienne : une ambition à long terme, une relance partagée.
Accepter un banc de Ligue 2 quelques semaines seulement après avoir dirigé une équipe du top 5 de Ligue 1 serait, pour Haise, un virage serré. Un pari. Ou un signe que le marché des entraîneurs se referme plus vite qu’il ne s’ouvre, même pour les profils les plus en vue.
Reste à savoir si Franck Haise veut reconstruire à nouveau, depuis les fondations, ou s’il attend un autre appel, d’un club calibré pour autre chose que le rattrapage.
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