Le RC Lens s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France au terme d’un quart de finale étouffant face à l’Olympique Lyonnais. Deux fois devant au score, deux fois repris, le Racing a finalement arraché son billet lors de la séance de tirs au but (5-4).
Au cœur des moments clés, Florian Thauvin a livré une prestation décisive. L’attaquant lensois a ouvert le score en première période en profitant d’une frappe de Saud Abdulhamid repoussée par Rémy Descamps. Il s’est ensuite mué en passeur pour Abdallah Sima sur le deuxième but, avant de conclure la séance en transformant le cinquième penalty artésien avec beaucoup de maîtrise.
Comme face à l’AS Monaco récemment, Lens a toutefois connu un passage délicat. Alors qu’ils menaient 2-0, les Sang et Or ont laissé Lyon revenir dans la rencontre, qui a profité de plusieurs approximations défensives inhabituelles.
Pointé du doigt sur l’égalisation lyonnaise, Robin Risser a finalement retourné la situation. Le gardien lensois s’est illustré lors de la séance de tirs au but en repoussant la tentative de Niakhaté. Durant la séance, les Lensois ont fait preuve d’une efficacité parfaite : cinq tirs, cinq réussites, et une qualification arrachée au mental.
Ce que nous avons aimé :
– La première période du RC Lens, en mode rouleau compresseur, pressant haut et empêchant le Lyonnais de développer leur jeu, notamment dans le premier quart d’heure.
– Le but de Florian Thauvin après une frappe puissante de Saud Abdulhamid, repoussée par le gardien lyonnais.
– Le somptueux but d’Abdallah Sima sur une frappe de mule à l’entrée de la surface, servi en profondeur par Florian Thauvin. Un but qui récompense son très bon match où il n’a pas hésité à répéter les efforts défensifs.
– Qu’Abdallah Sima, remplaçant de dernière minute de Wesley Saïd, ait su saisir sa chance. Il est le monsieur plus de cette Coupe de France côté lensois, avec quatre réalisations.
– La prestation d’ensemble de Saud Abdulhamid, au four et au moulin. Le Saoudien prend de plus en plus d’épaisseur dans le collectif Lensois.
– Le match très abouti de Florian Thauvin, buteur, passeur, qualifiant les siens pour la demi finale avec le dernier tir au but.
– Le sans-faute des Lensois aux tirs aux buts.
– La nouvelle coupe de cheveux de Florian Thauvin. Plus ils sont courts, meilleur il est 🙂
– L’arrêt décisif de Robin Risser lors de la séance de tirs au but.
– Les dépassements de fonction de Malang Sarr, implacable dans les duels, juste dans la relance et pompier de service quand Ganiou et Celik sont trop justes.
– La seconde période de Mamadou Sangaré, toujours en mode diesel, timide en première période et rayonnant en seconde.
– L’entrée intéressante d’Amadou Haidara, qui a gratté de nombreux ballons.
– La Panenka de Rayan Fofana en premier tireur des penaltys. Il fallait oser, il l’a fait.
– L’arbitrage impartial de Benoît Bastien, même s’il a toujours la gâchette aussi facile.
– Apprendre que la demi-finale face à Toulouse se jouera à Bollaert-Delelis.
Ce que nous n’avons pas aimé :
– Apprendre une nouvelle blessure, celle de Wesley Saïd durant l’échauffement. L’infirmerie lensoise continue de se remplir.
– Constater qu’Adrien Thomasson n’avait pas son rendement habituel.
– La grossière erreur de Matthieu Udol qui a offert une balle de but à Lyon à la 62′. Heureusement, la transversale a aidé Risser.
– L’erreur de marquage de Ganiou sur le premier but lyonnais.
– Que le milieu lensois ait perdu beaucoup de ballons en première période, avec un Thomasson méconnaissable et un Sangaré qui a attendu la seconde période pour enfin exister.
– Le mauvais choix de Robin Risser sur le second but lyonnais.
– Le manque de communication sur certaines phases de jeu entre Risser et Ganiou, qui aurait pu coûter très cher.
– Qu’Arthur Masuaku, alors que l’infirmerie lensoise se remplit, n’ait pas trouvé mieux que de se faire expulser pour des mots avec le quatrième arbitre sur le banc de touche. Une faute professionnelle.
– Les trous d’air en seconde période.
– Reconnaître que les hommes de Pierre Sage allaient devoir apprendre qu’un match n’était pas gagné à 2-0. Le RC Lens est victime de deux maladies cette saison, le syndrome de Metz, et désormais le syndrome de Monaco.
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