La Ligue 1 n’échappe décidément jamais aux hors-jeu administratifs. Cette fois, l’embrouille porte sur l’affiche du samedi après-midi, actuellement diffusée par beIN Sports, contre un chèque de 78,5 millions d’euros. Problème : beIN ne veut plus payer. Et la LFP, elle, ne veut pas renoncer à l’argent.
Depuis l’été, la nouvelle plateforme Ligue 1+ diffuse 8 des 9 matchs par journée. Malgré ses bugs techniques, le service affiche des résultats proches de ses objectifs. Assez, en tout cas, pour que Nicolas de Tavernost, patron de LFP Media, songe à récupérer le 9e match et proposer une exclusivité totale… sauf que cela signifierait se priver de 78,5 M€, dans un contexte où les 85 M€ de dédommagement de DAZN (fin du contrat anticipée) disparaîtront dès la saison prochaine.
Dilemme : exclusivité totale pour gonfler les abonnements… ou laisser le match à beIN et empocher les millions ? Les clubs devront trancher. Mais attention, car selon l’Equipe, beIN ne voit pas le contrat du même œil. La chaîne qatarie souhaite se retirer dès la fin de cette saison, là où la LFP estime pouvoir prolonger unilatéralement d’un an.
Pire : le bras de fer est déjà lancé. beIN a assigné LFP Media en justice pour contester les restrictions de diffusion (clubs interdits de double diffusion consécutive, etc.) et réclame 29 millions d’euros. En réponse, la LFP attaque aussi : beIN n’aurait versé que 14 des 18 millions prévus à ce stade.
Date clé : 20 janvier, quand la LFP devra dire à beIN si elle reprend le 9e match… ou si elle pousse le diffuseur à continuer malgré lui. Spoiler : on s’oriente vers un joyeux feuilleton juridique, comme seule la Ligue 1 sait les produire.
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