Lens – Monaco : un trou d’air et déjà la fin du monde sur RMC ?

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Il y a une semaine à peine, le RC Lens était porté aux nues sur les ondes de RMC. Jeu flamboyant, mental d’acier, dynamique irrésistible : les superlatifs pleuvaient. Puis il y a eu dix minutes d’égarement face à AS Monaco. Trois buts encaissés, une défaite (2-3), et soudain, le conte de fées serait devenu un film catastrophe.

Sur le plateau de « Rothen s’enflamme », le virage a été pris à angle droit. Finie l’équipe irrésistible, place aux doutes existentiels. Selon Jérôme Rothen, les Lensois auraient déjà la tête au choc contre le Paris Saint-Germain du 12 avril, au point d’en oublier Strasbourg. Mauvaise idée, assure-t-il : « C’est le meilleur moyen de se planter », allant jusqu’à prédire un faux pas en Alsace.
Même tonalité chez Christophe Dugarry, pour qui la défaite contre Monaco était « un tournant » dans la course au titre. Joker grillé, marge d’erreur inexistante, avenir assombri : le diagnostic est posé, presque définitif.

Entre l’enthousiasme débordant de la semaine passée et le pessimisme du jour, il n’y a eu qu’un trou d’air de neuf minutes. Lens a dominé une heure, puis s’est écroulé. De là à y voir le début de la fin… il fallait oser. Mais l’exercice est connu : sur ces plateaux, l’analyse flirte souvent avec la dramaturgie. L’objectif n’est pas seulement de décrypter, mais de faire réagir. Et s’il faut noircir le tableau pour susciter l’émotion, qu’importe la nuance.
Alors, faut-il trembler parce que le thermomètre RMC s’est affolé ? Probablement pas. À ce rythme, une victoire à Strasbourg suffira sans doute à réactiver les violons. Dans le football médiatique, la mémoire est courte, parfois dix minutes exactement…



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