Il fut un temps, pas si lointain, où les supporters lensois regardaient surtout vers Paris. Le mano a mano avec le PSG occupait les têtes, nourrissait les calculs, entretenait l’idée d’un printemps à très haute altitude. Mais ça, c’était avant. Le RC Lens a laissé trop de force en route, trop de certitudes aussi, et la vraie bataille n’est plus là.
Aujourd’hui, le danger vient de beaucoup plus près. Il vient de Lille. Et c’est sans doute ce qui rend la chose encore plus irritante.
Car à six journées de la fin pour les Sang et Or, cinq pour le LOSC, la lutte qui se dessine n’est plus celle du rêve absolu, mais celle de la deuxième place. Une place immense, évidemment, mais qui semblait presque tenue il y a encore quelques semaines. Ce n’est plus le cas. Lens n’a plus que six points d’avance sur son voisin, sept si l’on tient compte du goal-average. Et surtout, il n’a plus la dynamique pour lui.
Lille arrive lancé au meilleur moment
C’est même tout l’inverse. Lille arrive lancé comme un frelon de fin de saison. Les Dogues n’ont plus perdu en Ligue 1 depuis neuf matches. Sur leurs sept dernières sorties, ils ont pris six victoires. Le timing est parfait, ou presque. L’équipe de Bruno Genesio donne le sentiment d’avoir retrouvé ses jambes, ses repères et cette forme de confiance qui transforme une bonne équipe en candidat crédible au très haut de tableau.
Le calendrier, lui aussi, pousse plutôt dans le sens lillois. Nice à domicile, le Paris FC à l’extérieur, Le Havre à la maison, Monaco en déplacement, Auxerre au retour. Rien de simple, mais un enchaînement qui laisse à Lille de quoi viser grand. Dans l’élan actuel, imaginer les Dogues prendre 13 points sur 15 n’a rien d’une folie. Et si ce scénario se confirme, la pression sur Lens deviendra tout sauf théorique.
Le calendrier ne rassure pas vraiment Lens
Parce que du côté lensois, le tableau est moins confortable. Toulouse à Bollaert, Brest puis Nice à l’extérieur, Nantes à domicile, le PSG en retard, puis Lyon pour finir. Il y a du piège partout, et même du lourd tout court. Surtout pour une équipe qui, depuis plusieurs semaines, a perdu en solidité défensive et en autorité mentale.
Baidoo manque, et ce n’est pas un détail
C’est là que le contraste devient brutal. À Lille, l’infirmerie se vide et l’élan collectif grandit. À Lens, le flou reste entier autour de Samson Baidoo, dont l’absence continue de peser très lourd sur l’équilibre défensif. Sans lui, la machine n’est plus la même. Et devant, les cadres n’ont pas vraiment rassuré non plus ces derniers temps, entre la gifle reçue à Lille, la défaite à Lorient et le match trop fade contre Rouen.
Au fond, le vrai problème n’est peut-être même plus purement comptable. Il est psychologique. Lille dégage aujourd’hui quelque chose de conquérant. Lens, lui, ressemble davantage à une équipe qui doute au moment où il faudrait mordre. Et dans un sprint final, ce genre de bascule vaut parfois autant que trois points.
Rien n’est perdu, évidemment. Le RC Lens a toujours son destin en main. Mais il serait dangereux de continuer à regarder cette avance comme un matelas tranquille. Ce n’en est plus un. La deuxième place est encore lensoise, mais elle n’est plus à l’abri.
Le calendrier des deux clubs
Lille
J30 : réception de Nice
J31 : déplacement au Paris FC
J32 : réception du Havre
J33 : déplacement à Monaco
J34 : réception d’Auxerre
RC Lens
J30 : réception de Toulouse
J31 : déplacement à Brest
J32 : déplacement à Nice
J33 : réception de Nantes
J29 : réception du Paris SG
J34 : déplacement à Lyon
Nos derniers articles :
- Mercato : Florian Thauvin lève définitivement le voile sur son avenir au RC Lens
- Benoît Bastien au sifflet de Lens-PSG
- RC Lens : Ce que cache vraiment le retour de Yannick Cahuzac dans le staff
- « J’ai refusé Lens » : Pourquoi la légende Steve Mandanda n’a pas signé chez les Sang et Or
- Équipe type UNFP : La « colonne vertébrale » du RC Lens récompensée, un seul grand absent ?
- Élu meilleur gardien de Ligue 1 : L’incroyable coup de pression de Robin Risser sur Didier Deschamps !
- RC Lens : Pierre Sage sacré meilleur coach… et une annonce de taille sur son avenir !
- Prix Marc-Vivien Foé 2026 : Le triomphe de Sangaré qui va affoler les prédateurs de Premier League


