Jonathan Clauss ou l’art délicat de ne jamais trop s’attacher

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Propulsé en pleine lumière par Franck Haise au RC Lens, dans un rôle taillé sur mesure, Jonathan Clauss a connu son grand frisson artésien : deux saisons pleines, une sélection en Bleu, l’amour des supporters… et, comme souvent, un billet pour ailleurs. Marseille, en l’occurrence.

Sur la Canebière, l’idylle a tourné à l’histoire compliquée : de beaux gestes, quelques trous d’air, des tensions en coulisses, et une rupture en mode « c’est pas toi, c’est moi » initiée par la direction marseillaise. Qu’à cela ne tienne : l’été dernier, retour dans les bras de Franck Haise, version Côte d’Azur cette fois.

Une saison à Nice plus qu’honorable, 3 buts et 11 passes décisives plus tard, et déjà, l’envie d’ailleurs. Car Clauss a « une volonté de partir », dixit Haise lui-même. Une jolie offre du Bayer Leverkusen est passée par là. Et comme souvent dans ces cas-là, la flamme s’éteint vite dès qu’un autre club allume une chandelle.

On le connaît, le refrain : « On veut le garder, mais on ne va pas retenir un joueur qui n’a plus envie. » Traduction : le train est déjà parti, on négocie juste le prix du billet.

À bientôt 33 ans, Jonathan Clauss semble chercher un dernier contrat juteux avant le baissé de rideau. Et au fond, qui peut lui en vouloir ? Après tout, dans le foot comme dans la vie : mieux vaut enchainer les histoires courtes que de finir piégé dans une relation tiède. Dans le foot, les histoires d’amour finissent mal … en général.

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