Fatigue, blessures et départs : le RC Lens féminin en grand danger

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En décembre, on s’était presque surpris à y croire. Après un début de saison chaotique, les filles du RC Lens semblaient enfin avoir apprivoisé la Première Ligue Arkema. Mieux : elles avaient quitté la zone rouge, offrant une bouffée d’oxygène bienvenue et l’illusion d’un vrai redressement.

Puis le soufflé est retombé. Fatigue accumulée, blessures en cascade, départ de Fany Proniez, l’un des piliers de l’effectif… Tout s’est déréglé. Résultat : l’équipe de Sarah M’Barek est de nouveau lanterne rouge, juste avant un déplacement autrement périlleux au FC Nantes, solide dauphin de Lyon et en pleine dynamique. Autant dire que l’opération rachat attendra.
À ce stade de la saison, 13 journées disputées sur 22, le calendrier ne fait aucun cadeau. Après Nantes, le RC Lens devra encore se déplacer à Montpellier, concurrent direct pour le maintien, puis au Paris Saint-Germain, confortablement installé sur le podium. Trois déplacements consécutifs, trois montagnes à gravir, et peu de certitudes sur la récolte de points.

Samedi à Avion, la réalité a encore frappé. Battues par Strasbourg, formation de milieu de tableau, les Lensoises ont payé cher l’enchaînement des matches. Troisième rencontre en huit jours, effectif réduit, joueuses usées jusqu’à la corde. Sarah M’Barek l’a reconnu sans détour dans La Voix des Sports, expliquant que certaines cadres comme Sherly Jeudy ou Naomie Vagre enchaînent malgré des douleurs musculaires. La technicienne espère désormais un renfort sur le côté pour compenser le départ de Proniez à FC Nürnberg.

Dans ce tableau sombre, il reste toutefois un mince filet d’espoir. Cette saison, seules deux équipes descendront. Et Saint-Étienne comme Montpellier pataugent dans la même zone avec huit points. Le maintien se jouera donc à peu de choses. Il suffirait de laisser deux adversaires derrière pour sauver sa tête.
Rien n’est perdu, mais le temps presse. Le maintien se gagnera à l’usure, au courage et peut-être à un ou deux coups de pouce du mercato. En attendant, il faudra serrer les dents. Et continuer d’y croire, même quand tout pousse à faire l’inverse.

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