Puisque l’heure est aux bilans, et que l’histoire du championnat nous propose un alléchant Toulouse-Lens, replongeons-nous dans l’un des chapitres les plus douloureux, et franchement embarrassants, des mercatos récents du RC Lens. L’histoire de Stijn Spierings, ou comment transformer une recrue à 6 millions d’euros en actif à peine coté au-dessus du million. Un cas d’école. Un contre-exemple. Probablement l’une des pires opérations de recrutement du club sur la dernière décennie.
Quand Stijn Spierings débarque libre à la Gaillette à l’été 2023, il arrive auréolé de ses belles années au Toulouse FC : montée en Ligue 1, Coupe de France, statut de cadre, cerveau du milieu. Sa valeur marchande tutoie alors les 6 M€ selon Transfermarkt. Lens pense faire un coup malin. Lens va surtout se prendre les pieds dans le tapis.
Très vite, la greffe ne prend pas. Pas un frisson, pas une évidence. Après quelques matches de préparation, Franck Haise tranche : Spierings ne rentre pas dans le tableau. Rythme trop élevé, concurrence féroce, profil inadapté ? Peu importe. Verdict brutal. Retour express à Toulouse sous forme de prêt dès septembre. Aveu d’échec total, à peine le temps de défaire les cartons.
Sauf que même à Toulouse, l’histoire ne redémarre pas. Le joueur qui rayonnait dans un autre temps devient un élément quelconque. L’été suivant, Lens coupe les pertes et libère le Néerlandais, qui s’engage à Brøndby IF. Nouveau départ, même promesse. Même résultat.
Au Danemark, Spierings alterne titularisations timides et banc prolongé. En championnat, selon lesviolets.com, 817 minutes disputées sur 1 620 possibles, deux buts, une passe décisive. Insuffisant pour s’imposer, trop juste pour convaincre. En Europe, c’est encore plus parlant : un rôle secondaire, parfois spectateur. À 30 ans, le déclin n’est plus une hypothèse, c’est une tendance lourde.
La sanction est implacable : sa valeur marchande est tombée à 1,2 M€. De 6 à 1,2 en moins de deux ans. Une chute libre, sans parachute. Et comme si cela ne suffisait pas, Spierings a réglé ses comptes avec Lens il y a tout juste un an dans la presse danoise, expliquant ne s’être entendu avec « presque personne » à son arrivée. Une sortie qui a surtout déclenché des sourires amusés chez les supporters lensois, tant le décalage entre le discours et la réalité du terrain est frappant.
Morale de l’histoire ? Le RC Lens s’est rarement autant trompé. Casting raté, timing catastrophique, plus-value inexistante. Spierings restera comme un symbole : celui d’un recrutement qui cochait toutes les cases… sauf la bonne.
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