Dino Toppmöller pose ses mots sur son projet au RC Lens

Partagez sur vos réseaux

Une semaine après la reprise de l’entraînement au RC Lens, Dino Toppmöller a pris le temps de faire le point devant la presse, et le message est clair : l’Allemand veut construire vite, sans renier ce qui a fait la force du club la saison passée. « On veut vraiment garder cette intensité de jeu », résume-t-il, presque comme une feuille de route pour les mois à venir.

Un staff à quatre têtes, chacune avec son rôle

L’entraîneur a d’abord détaillé l’organisation de son encadrement, arrivé en partie dans ses valises, saluant au passage « une équipe avec une grande volonté » qui lui donne, dit-il, « vraiment plaisir » à travailler au quotidien. Nelson Morgado s’occupe principalement des analyses avec les autres analystes du club, tout en gardant un pied sur le terrain pour le travail individuel. Yannick Cahuzac, lui, apporte sa connaissance du championnat français. Toppmöller le décrit comme quelqu’un qui « connaît bien la Ligue 1 », et sera toutefois parfois absent ces prochains jours, le temps de passer son diplôme d’entraîneur (BEPF), sans que cela n’inquiète le coach outre mesure.
Ervin Skela, encore en phase d’apprentissage du français, travaillera en immersion proche du coach sur le travail individuel, tandis que Bilal Hamdi orchestre l’organisation générale des séances avant que la dimension tactique ne revienne directement à Toppmöller. Un fonctionnement qu’il dit avoir hérité de son passage à Francfort, et qu’il semble avoir importé sans grand changement.

Trois recrues, un point commun : l’envie

Sur le recrutement déjà bouclé, l’Allemand assume avoir dû composer avec des départs qui ont pesé sur la qualité de l’effectif, citant notamment ceux d’Adrien Thomasson et Wesley Saïd. Sa priorité a donc été de miser sur des joueurs animés d’une vraie volonté de s’inscrire dans le projet lensois, un critère qu’il dit avoir ressenti dès les premiers échanges avec Michaël Cuisance, Michal Skoras et Thorgan Hazard.
Sur Cuisance, qu’il a personnellement suivi depuis son passage au Bayern Munich puis à Osnabrück et Berlin, Toppmöller refuse de parler d’échec malgré un parcours qui n’a pas toujours été celui espéré : « il a cette volonté de montrer « je veux faire quelque chose dans le foot » », glisse-t-il, précisant avoir « vraiment apprécié » cet état d’esprit. Sur Skoras, il insiste sur la polyvalence, capable d’évoluer aussi bien en piston qu’en ailier, et sur son investissement dans les deux phases de jeu, exactement ce qu’il recherche pour préserver l’intensité collective qu’il juge essentielle à Lens. Quant à Hazard, présenté comme un enfant du club à la carrière remplie, il devra selon lui aussi jouer un rôle d’exemple auprès des plus jeunes.

Une pression assumée, sans excès de nostalgie

Interrogé sur l’héritage d’une saison historique marquée par un premier titre de Coupe de France et une deuxième place en Ligue 1, Toppmöller balaie tout excès de pression : « maintenant, cela appartient à l’histoire », tranche-t-il, avant de rappeler que l’heure est au travail pour viser de nouveaux résultats, dans un calendrier qui va nettement se densifier avec le retour de la Ligue des champions. Il dit ressentir, malgré tout, le temps nécessaire pour installer ses idées.

Un mercato qu’il observe avec calme

Sur les incertitudes qui entourent encore plusieurs cadres de l’effectif, l’entraîneur affiche une sérénité assumée : il reconnaît que les grands clubs européens gardent logiquement un œil sur les meilleurs éléments d’une telle saison, mais dit faire pleinement confiance à la cellule de recrutement emmenée par Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot pour réagir rapidement si la situation venait à évoluer.

Nos derniers articles :