Désaveu ou lucidité ? Florian Thauvin enterre officiellement les espoirs du RC Lens

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Il y a les joueurs qui courent, et il y a ceux qui dirigent. Vendredi soir à Brest, Florian Thauvin a prouvé qu’il appartenait définitivement à la seconde catégorie. Remplaçant, le champion du monde a transformé un navire lensois en perdition en une machine de guerre capable d’arracher un nul inespéré (3-3). Mais au-delà de sa performance, c’est son discours d’après-match qui a secoué l’Artois.

L’électrochoc « Flotov »

Alors que le Racing coulait corps et biens à la pause, l’entrée de Florian Thauvin a tout changé. Orientation du jeu, percussion, et un but pour sonner la révolte : l’ancien Marseillais a rappelé à Pierre Sage qu’il est, de loin, le créateur le plus influent de l’effectif. Un constat que le coach artésien a lui-même esquissé à demi-mot au micro de Ligue 1+ : le talent pur ne se remplace pas.

« Le sujet est clos »

Pourtant, malgré la « remontada », Thauvin n’avait pas le cœur à la fête. Capitaine de terrain et de parole, il a posé un diagnostic glacial sur les ambitions du club. Pour lui, le manque de respect du jeu en première période est une faute professionnelle qui condamne les rêves de grandeur :
« On a sauvé les meubles, mais ce n’est pas suffisant. Dans le foot, il n’y a pas de hasard. Espérer gagner le championnat ? Le sujet est clos. Il n’y a plus de course au titre avec le PSG. »

Un leader indispensable, sur le terrain comme au micro

Cette lucidité brutale fait mal, mais elle souligne l’exigence d’un joueur qui refuse de se contenter d’un point « miracle ». Thauvin a acté la fin du suspense pour le titre, préférant ramener tout le monde à la réalité du terrain.

Si Pierre Sage cherchait un patron pour recadrer son vestiaire et mener le sprint final pour la Ligue des Champions et la Coupe de France, il l’a trouvé. Comment imaginer le onze de départ Thauvin ?

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