Derby : Bruno Genesio rejoue sa complainte préférée

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Il n’aura pas fallu longtemps pour que Bruno Genesio retombe dans ses travers. À peine le derby terminé, et perdu 3-0 à Bollaert, que l’entraîneur du LOSC a ressorti sa vieille partition : quelques notes d’autocritique pour faire sérieux, puis un long solo de violon sur les erreurs d’arbitrage.

Certes, Genesio avait commencé fort : lucide, presque courageux. Il a reconnu que ses joueurs avaient été dominés dans les duels, qu’ils avaient manqué de mordant, et que Lens avait mérité sa victoire. On aurait presque cru à un virage dans la communication du technicien. Presque.
Car très vite, le naturel est revenu au galop. Le discours s’est mué en complainte bien huilée sur les « faits de jeu contraires », comprendre : « l’arbitre nous a encore flingués ». « Il y a un penalty en première période sur la main d’Aguilar dans sa surface qui peut nous permettre de mener au score. Correia est bousculé en deuxième période avant le deuxième but lensois. » Trois actions précisément ciblées, comme s’il avait passé la nuit à rembobiner le match image par image.

« On ne peut pas continuer comme ça », a lâché Genesio, la voix pleine de gravité, appelant à régler une bonne fois pour toutes le grand complot de l’arbitrage français. Pour lui, le problème est structurel, récurrent, presque institutionnalisé. Et tant qu’on n’y mettra pas fin, difficile d’attirer du monde devant les écrans de Ligue 1+ : « Réglons le problème de l’arbitrage si on veut attirer plus de gens devant les écrans de Ligue 1+ », Voilà maintenant que l’arbitrage menace le modèle économique de la LFP…

Ce que Bruno Genesio a visiblement oublié, c’est que le 26 octobre 2024, c’est lui qui avait “volé” le derby à Bollaert, grâce à un penalty accordé dans les arrêts de jeu à la suite d’une main décollée de Danso. Ce jour-là, on l’avait entendu saluer le réalisme et le caractère de son équipe. Pas un mot sur l’arbitre. Étrange.
Mais c’est tout Genesio : un Calimero 2.0, prompt à parler d’équité quand ça l’arrange, et à dégainer le drapeau des injustices quand ça déraille. Une tradition bien huilée, comme un refrain de fin de conférence de presse.

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