De Bollaert au Maroc : Mamadou Sangaré, la fierté du RC Lens à la CAN

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Cinq mois auront suffi à Mamadou Sangaré pour s’imposer comme l’un des meilleurs milieux de terrain de Ligue 1. Arrivé discrètement cet été en provenance du Rapid Vienne, le joueur malien de 23 ans est aujourd’hui un pilier du RC Lens version Pierre Sage. Son impact est tel que son nom revient avec insistance dans les discussions autour des meilleures recrues du championnat.

Lui, pourtant, garde la tête froide. « Je me sens très bien. Je suis bien acclimaté. Les gens du Nord sont formidables. Depuis mon premier jour jusqu’à aujourd’hui, j’ai été extrêmement bien accueilli. Tout le monde m’aide à me sentir bien au quotidien. Franchement, je n’ai que de la gratitude. », confiait-il il y a quelques jours au micro de Saliou Diouf de RFI, avec une sincérité désarmante. Au cœur de l’entrejeu lensois, Mamadou Sangaré s’est rapidement imposé comme l’homme des gros matchs, celui qui gratte, oriente, accélère et sécurise. Un joueur moderne, intense, et surtout constant.
Sa réussite s’explique aussi par un environnement qui lui correspond parfaitement. À Lens, il a trouvé un collectif, une ambiance familiale et un coach à l’écoute. « C’est grâce à la philosophie du coach, Pierre Sage. On est une équipe qui aime jouer, attaquer, presser. Moi, j’aime vraiment ça, et ça a énormément facilité les choses. » En clair, Sangaré n’est pas seulement dans son élément, il incarne cette équipe qui regarde vers l’avant, qui court, qui presse et qui dérange.

Le lien entre Sangaré et le RC Lens va au-delà du terrain. Le club artésien a toujours été une terre d’accueil pour les joueurs africains, et particulièrement maliens. Seydou Keïta, figure tutélaire du Racing au début des années 2000, a laissé une trace profonde dans le cœur des supporters… et dans celui du milieu du RC Lens. « C’est l’une de mes idoles. Être comparé à lui, c’est quelque chose de très fort. J’espère suivre ses traces, et pourquoi pas, faire encore plus. »
Avec déjà plusieurs prestations majuscules sous le maillot Sang et Or, il ne fait aucun doute qu’il marche dans les pas de son glorieux aîné. Sa capacité à enchaîner les efforts, son sens du placement, sa propreté technique et sa lecture du jeu en font un moteur du milieu lensois, aux côtés de Thomasson . Et ce n’est pas un hasard si Pierre Sage l’aligne systématiquement depuis septembre.

Mais l’histoire ne s’arrête pas à Lens. Dans quelques semaines, Sangaré rejoindra la sélection malienne pour disputer sa toute première Coupe d’Afrique des Nations au Maroc. Un rendez-vous qu’il attend avec une impatience palpable : « C’est un rêve. Depuis tout petit, on regarde la CAN en famille. Quand tu as la chance de la jouer, c’est quelque chose de fabuleux. »
Lui voit grand, à l’image d’un Mali qu’il considère comme un prétendant sérieux : « L’ambiance en sélection est excellente. On espère aller au Maroc pour y accomplir quelque chose de grand et rendre fier le peuple malien. » Une déclaration pleine de fierté et d’ambition, à l’image du joueur qu’il est devenu.

Pour Lens comme pour le Mali, Mamadou Sangaré est déjà bien plus qu’une belle surprise. C’est une révélation. Un joueur qui pourrait bien, en 2026, être l’un des visages du football africain et l’un des piliers d’un RC Lens qui voit toujours plus haut.

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