Alors que la cinquième journée de Ligue 1 n’a pas encore livré tout son verdict, les rencontres OM-PSG, Nice-Lille et Auxerre-Brest se jouant encore aujourd’hui, le classement provisoire du championnat affiche un RC Lens à la treizième place, avec seulement 4 points glanés en 5 matchs. Dans le scénario le plus noir, les Sang et Or pourraient même se retrouver en zone de relégation ce soir.
Il ne s’agit évidemment pas encore de tirer des conclusions définitives sur une saison après seulement cinq journées, et ce classement reste, à ce stade, largement anecdotique. On ne parle pas de crise. Mais l’addition des points perdus commence à peser lourd, et rattraper ce retard pour tenir les objectifs européens fixés en fin de saison s’annonce d’ores et déjà comme une tâche ardue.
Une impréparation qui interroge
L’impréparation de l’équipe, une infirmerie bien remplie, des joueurs qui n’ont toujours pas retrouvé leur meilleur niveau, un staff technique en pleine recomposition et un recrutement qui, pour l’instant, est loin d’afficher la qualité de celui de l’an dernier : tout cela crée un trouble certain chez les supporters, dont beaucoup commencent à se rebiffer après ce début de saison manqué.
Combien étaient-ils, au sortir de la victoire au Trophée des Champions face au PSG, à imaginer qu’à l’aube de la première trêve internationale, Lens se retrouverait dans une position aussi inconfortable au classement ?
Une défense méconnaissable
Les pronostics les plus pessimistes tablaient, sur la base d’un calendrier plutôt favorable, sur une dizaine de points au terme de ces cinq premiers matchs. Les Sang et Or n’en ont récolté que 4, et pire encore : Lens n’est que la 15ᵉ défense du championnat. C’est bien là que le bât blesse.
À chaque match, quatre sous les ordres de Dino Toppmöller, un sous ceux de Yannick Cahuzac, la charnière défensive a changé de visage. Avant sa grave blessure, Maik Nawrocki en faisait partie. Souleymane Sagnan et Kyllian Antonio se sont succédés, entre présence et suspension. Ganiou a manqué les deux derniers matchs sur blessure. Jonathan Gradit vient tout juste de faire son retour. Et Jean-Clair Todibo, présenté comme l’homme capable de pallier le départ de Malang Sarr, a été titularisé pour la première fois vendredi, insuffisamment préparé, il n’est encore que l’ombre de lui-même.
Des motifs d’espoir, mais un calendrier qui n’attend pas
Les raisons d’y croire existent. Jean-Clair Todibo finira par faire du Todibo. Jonathan Gradit retrouvera ses standards d’avant blessure, une longue absence de 310 jours qui l’a tenu éloigné des terrains. Samson Baidoo réintégrera à terme la défense à trois. Kyllian Antonio gommera les quelques erreurs qui plombent en partie ses prestations. Et Ganiou continuera de s’imposer comme une valeur sûre en défense centrale.
Reste qu’en attendant, l’objectif affiché par la direction du club, une qualification européenne en fin de saison, semble s’éloigner à mesure que les points s’accumulent au mauvais endroit du tableau. Sans céder à la panique, il faudra un sérieux redressement pour ne pas voir ce début de saison peser durablement sur les ambitions lensoises.
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