L’image cruelle de son but contre son camp (84e) restera comme l’un des tournants de la défaite du RC Lens à Monaco (1-2). Sur un centre fuyant de Vanderson, Jonathan Gradit, voulant couvrir son partenaire Kyllian Antonio face à Paris Brunner, a vu le ballon rebondir sur son épaule avant de tromper son propre gardien.
Tétanisé au sol, conscient d’avoir privé son ami et nouvel entraîneur Yannick Cahuzac d’un premier point, le défenseur de bientôt 34 ans est apparu extrêmement marqué, quittant le stade Louis-II visage fermé.
Pourtant, cette action malheureuse ne doit pas occulter l’essentiel : la renaissance inespérée du joueur. Victime d’une grave fracture du tibia-péroné à l’entraînement en novembre dernier, beaucoup parlaient d’une fin de carrière.
Mais après « 310 jours de résilience », comme il l’a lui-même confié, l’expérimenté défenseur a su profiter des carences actuelles de l’arrière-garde artésienne pour regagner sa place.
Auteur d’une entrée solide en Principauté avant ce coup du sort, il a d’ailleurs immédiatement reçu le soutien indéfectible de son coach et de ses coéquipiers, à l’image de Michaël Cuisance : « On ne lui en veut surtout pas […] ça arrive ». Une résilience qui force le respect.

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