Mickaël Cuisance cristallise pour le moment les doutes du début de saison artésien. Arrivé cet été pour faire oublier l’abattage de l’inusable Adrien Thomasson dans l’entrejeu, le milieu de terrain de 27 ans peine encore à trouver son rythme de croisière. Déjà poussif lors des rencontres de préparation estivale, le transfuge du Hertha Berlin a livré une prestation en demi-teinte samedi dernier sur la pelouse de la Meinau face à Strasbourg.
Un déficit athlétique évident, un pressing bien trop discret, un déchet technique inhabituel et un impact offensif proche du néant, à des années-lumière de ce que pouvait proposer son prédécesseur, l’ancien Nantais, tant à la récupération qu’à la projection.
Une acclimatation dans la grande tradition lensoise
Faut-il pour autant céder à la panique après seulement quelques semaines de compétition ? L’histoire récente du Racing Club de Lens prouve allègrement le contraire. Le public de Bollaert sait mieux que quiconque qu’une acclimatation délicate précède parfois une explosion spectaculaire. Avant lui, des éléments majeurs comme Loïs Openda, Malang Sarr ou plus récemment le roc défensif Samson Baidoo avaient eux aussi traversé des débuts pour le moins compliqués sous la tunique sang et or, avant de digérer les exigences locales et de révéler l’étendue de leur potentiel. Mickaël Cuisance s’inscrit peut-être tout simplement dans cette lignée de joueurs nécessitant un temps d’adaptation physique et tactique plus prononcé.
La renaissance berlinoise comme promesse
Il faut dire que le parcours du joueur formé à l’AS Nancy-Lorraine est fait de trajectoires sinueuses. Parti très jeune exploser en Allemagne du côté de Mönchengladbach, avant de se brûler les ailes au prestigieux Bayern Munich puis de traverser un prêt fantomatique à l’Olympique de Marseille en 2020-2021, le milieu a dû redescendre d’un étage pour se réinventer. C’est en deuxième division allemande, sous les couleurs du Hertha Berlin, qu’il a retrouvé de sa superbe. Érigé en véritable patron technique de son équipe, il y a bouclé deux exercices de très haute volée, compilant onze buts et treize passes décisives toutes compétitions confondues.
Un pari mesuré mais un saut de niveau à digérer
Au-delà des statistiques brutes, c’est son volume de création qui a convaincu Jean-Louis Leca de débourser 3,5 millions d’euros pour le rapatrier. Un pari financier totalement mesuré pour un joueur dont la patte gauche a brillé outre-Rhin. Capable d’évoluer derrière l’attaquant, sur un côté ou un cran plus bas, Cuisance s’était distingué par sa capacité à casser les lignes, s’imposant comme le troisième meilleur pourvoyeur de passes avant un tir de son championnat avec une précision dans le jeu long dépassant les 70 %.
Si son profil de rampe de lancement est taillé pour le système de Dino Toppmöller et que sa volonté d’aller au duel n’est pas feinte, la grande inconnue reste la violence de la transition entre la D2 allemande et l’intensité féroce de la Ligue 1. Le staff technique va devoir faire preuve de patience et de pédagogie pour remettre en route un moteur pour le moment grippé.
Nos derniers articles :
- Le RC Lens a sacrifié un transfert
- Comment Dino Toppmöller va organiser sa charnière avec Todibo
- Retard à l’allumage au RC Lens pour Mickaël Cuisance : faut-il s’inquièter ?
- 9 recrues et un grand coup de balai : le bilan XXL du mercato du RC Lens
- Ligue 1 : Calendriers bousculés, ça commence !
- Il était au sifflet pour la raclée infligée au LOSC, il revient à Bollaert
- Concurrence et adaptation : les premiers pas de Franjo Ivanovic au RC Lens
- Ils ont quitté le RC Lens pour franchir un cap… et ont déjà changé de club
Mug de foot Lens à personnaliser avec prénom – Cadeau personnalisé foot RC Lens



