Le RC Lens dit non au “boucher” de Porto Alegre pour renforcer sa défense

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Le temps presse à La Gaillette. Toujours orphelin de Malang Sarr à quelques jours de la fin du mercato, le RC Lens multiplie les pistes pour dénicher un défenseur central gauche. Si le nom du prometteur Brésilien Victor Gabriel a été proposé sur le bureau de Jean-Louis Leca, le dossier a été instantanément refermé. La cause ? Une suspension rarissime et ahurissante pouvant aller jusqu’à 180 jours infligée au joueur en Amérique du Sud.

Récit d’un mercato qui tourne au casse-tête

Il y a des mercatos où tout sourit, et d’autres où les obstacles s’enchaînent jusqu’à ressembler à un aveu d’impuissance. Alors que le départ de Malang Sarr à l’issue de son contrat était acté depuis des mois, la direction sportive du RC Lens patine pour lui trouver un successeur digne d’évoluer en Ligue des Champions.
Les échecs successifs témoignent de cette complexité. Armando Obispo (PSV Eindhoven) était devenu trop cher, Adam Obert (Cagliari) a décliné, Nathan Zézé (Neom SC) est financièrement inabordable avec son salaire saoudien, et la rumeur El Chadaille Bitshiabu (RB Leipzig) ne s’est pas encore concrétisée. Bloqué par un budget strict fixé à 8 millions d’euros, le club artésien a récemment vu une option séduisante atterrir sur sa table : celle du Brésilien Victor Gabriel (22 ans), défenseur de l’Internacional Porto Alegre.

Un profil rugueux qui rentrait dans le budget

Sur le papier et financièrement, la proposition dévoilée par Top Mercato avait de quoi faire réfléchir la cellule de recrutement. Évalué à 5 millions d’euros, le natif de Tuntum figure parmi les défenseurs U23 les plus prometteurs d’Amérique du Sud selon le CIES.
Si Sarr excellait dans la relance, le Brésilien proposait un profil beaucoup plus âpre et dominateur dans les airs, comme en témoignent les statistiques de sa dernière saison.
Mais Jean-Louis Leca et ses équipes n’ont même pas eu besoin d’analyser ces chiffres en profondeur. Le profil a été immédiatement écarté face à une situation disciplinaire totalement surréaliste.

La loi du talion : Suspendu jusqu’à la guérison de sa victime

Au Brésil, Victor Gabriel est actuellement au cœur d’une tempête médiatique et juridique. Le 23 juillet dernier, lors d’un match de championnat face à Cruzeiro, le défenseur a été l’auteur d’un tacle effroyable sur l’attaquant Gabriel Pec, brisant net le tibia gauche de son adversaire.
Si le carton rouge direct était une évidence, c’est la sanction de la justice sportive brésilienne (le STJD) qui a fait jurisprudence. S’appuyant sur l’article 254 de son code disciplinaire, l’instance a condamné Victor Gabriel à six matchs de suspension ferme, assortis d’une interdiction de rejouer tant que sa victime n’a pas repris l’entraînement (dans une limite légale de 180 jours).
Malgré les excuses publiques du défenseur, qui a plaidé le geste involontaire et la maladresse, la commission est restée inflexible. Le joueur de Porto Alegre se retrouve donc privé de football pour de longs mois, attendant que la jambe de son adversaire se consolide. Un contexte disciplinaire évidemment rédhibitoire pour un RC Lens qui a besoin d’un joueur opérationnel dans la minute. Le casse-tête continue en Artois.



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