Fidélité, offres refusées et traumatisme du passé : Jean-Louis Leca se livre à cœur ouvert sur son avenir

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Invité hier soir dans l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, Jean-Louis Leca a balayé l’actualité de sa nouvelle vie de dirigeant. Interrogé sur son avenir après une première saison très remarquée dans le costume de directeur sportif, le Corse a joué la carte de la franchise.
S’il a repoussé des offres pour rester au RC Lens par loyauté, le dirigeant ne s’interdit plus rien pour la suite de sa carrière.
La transition est une franche réussite. Passé des gants de gardien de but au costume de directeur sportif avec une aisance qui en a surpris plus d’un, Jean-Louis Leca a brillamment géré sa première saison à la tête du pôle sportif artésien. Une réussite qui ne passe pas inaperçue sur le marché européen. Forcément, lorsqu’un jeune dirigeant performe, les coups de téléphone extérieurs se multiplient.

Oui, Jean-Louis Leca a été approché

Sur les ondes de RMC, l’ancien portier n’a pas fait dans la langue de bois : oui, il a été approché cet été. Et même si le club n’a pas été cité, la presse s’en est fait l’écho en juin en parlant de l’OM. Mais l’histoire avec le club Sang et Or était trop forte pour s’arrêter en si bon chemin.

Une loyauté viscérale envers le président et l’institution

Loin des cachotteries habituelles du milieu, Jean-Louis Leca a géré ces sollicitations dans la plus grande transparence avec sa direction. « Lens est un club sain. Je n’ai pas eu de soucis ne serait-ce qu’à en discuter avec mon directeur général. Je savais que l’histoire que je vis ici n’est pas encore terminée », a-t-il expliqué.
Si Leca est resté, c’est avant tout par sens du devoir et par gratitude. L’homme est fidèle, et il n’oublie pas la main tendue par Joseph Oughourlian au crépuscule de sa carrière de joueur :
« Je me sentais bien ici. Je pense qu’à un moment donné, je dois rendre ce que le club m’a permis d’avoir dans une deuxième partie de carrière, c’est-à-dire la confiance que mon président m’a donnée. Je ne me voyais pas, dès la première année en ayant performé, sortir et partir. […] Je sais qu’aujourd’hui j’ai la chance d’avoir une liberté dans mon travail et ça, ça n’a pas de prix. »

Le traumatisme de Bastia : une leçon de vie familiale

Cependant, jurer fidélité éternelle dans le football moderne serait une erreur, et Leca le sait mieux que quiconque. Derrière le discours du dirigeant attaché à son club se cache la cicatrice d’un homme qui a trop donné par le passé.
L’épisode de la liquidation judiciaire du SC Bastia en 2017 a profondément bouleversé sa philosophie de carrière. À l’époque, par amour inconditionnel pour le club corse, il avait refusé toutes les approches de l’élite. « J’ai vécu une situation assez compliquée quand Bastia a déposé le bilan où j’avais dit non à tout parce que par amour de mon club, je ne bougeais pas », confie-t-il avec recul. « Je me suis retrouvé à dire non à des clubs de Ligue 1… Je me suis promis, déjà pour ma famille, qu’à un moment donné il ne faut pas se mentir. On aime les clubs, mais la chose que j’aime par-dessus tout, c’est ma famille. Il n’y a rien qui passe avant le bien-être et la tranquillité de celle-là. »

Un avenir grand ouvert… y compris en Artois

Fort de cette leçon du passé, Jean-Louis Leca avance désormais avec un pragmatisme assumé. S’il s’épanouit pleinement dans ses fonctions actuelles, il a fait la promesse de ne plus jamais fermer la porte aux discussions : « Le moindre projet peut être intéressant. Il y a des personnes intéressantes partout et on verra un jour si ça doit évoluer. »
Mais que les supporters lensois se rassurent, cette ouverture d’esprit n’est pas l’annonce d’un départ imminent. Le bâtisseur de l’effectif actuel se projette aussi très bien dans la durée avec La Gaillette. « Je ne m’interdis rien du tout aujourd’hui », conclut-il dans un sourire. « Et je ne m’interdis pas non plus de continuer à Lens et de rester longtemps, tout simplement. »

Une façon élégante de rappeler que, pour l’instant, son cœur et son esprit sont bien 100% lensois.

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