RC Lens : Non, le PSG n’est pas invincible

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Quatre jours à peine après avoir signé un doublé européen en conservant sa Supercoupe de l’UEFA, le double champion d’Europe parisien est tombé à Bollaert. Une chute qui a de quoi marquer les esprits : le PSG venait de remporter douze des treize dernières éditions du Trophée des champions, et c’est justement Lens, déjà privé de ce même trophée en 1998 lors de sa seule autre finale, qui vient de mettre fin à cette razzia.

Une confirmation, pas un coup de chance

Au-delà du simple résultat, cette victoire a une vraie portée symbolique. Il n’avait pas manqué grand-chose à Lens pour devancer le PSG au classement la saison dernière, et cette soirée vient confirmer que la réussite artésienne de l’an passé n’avait rien d’un simple feu de paille. Les hommes de Dino Toppmöller rappellent au passage à tout le monde que Paris devra encore compter avec eux comme trouble-fête cette saison.

Deux équipes loin d’être à leur meilleur niveau

On pourra toujours avancer l’argument d’une préparation parisienne tronquée par le retour tardif des internationaux. Mais Paris avait pourtant brillé mercredi dernier en Supercoupe d’Europe, preuve que l’équipe n’était pas si démunie que ça. De son côté, Lens n’était pas mieux loti, entre une infirmerie chargée et de nouvelles recrues encore en manque d’automatismes. Malmenés en première période, les Sang et Or se sont même un peu tirés une balle dans le pied avec l’expulsion de Kyllian Antonio. Contraints de serrer les rangs pour préserver le mince avantage acquis sur la première vraie occasion de la première mi-temps, signée Florian Thauvin, le groupe a fait le dos rond, plié, mais sans jamais rompre.

Jouer à 10 contre 11, un scénario connu à Lens

La physionomie de cette première période a clairement tourné à l’avantage parisien, les Sang et Or s’appuyant surtout sur le soutien de leur public pour tenir face aux nombreux temps forts adverses. Mais l’histoire récente a déjà montré que Lens sait parfois renverser des montagnes en infériorité numérique, et la soirée d’hier n’a fait que confirmer cette étrange martingale : paradoxalement, l’équipe a semblé plus solide à dix qu’à onze.

Une soirée aux enseignements opposés

Pour Paris, cette défaite ressemble à une soirée qu’il vaudra mieux vite oublier, ou au contraire garder en mémoire pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise. Pour le RC Lens, c’est tout l’inverse : un match référence, sur lequel il faudra impérativement s’appuyer pour espérer retrouver le podium à l’issue de la saison.

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