Il aurait pu fouler la pelouse de Bollaert cet après-midi sous d’autres couleurs, Régis Le Bris ayant tenté de le récupérer à Sunderland après son départ de Lorient. C’est finalement bien sur le banc lensois que Yannick Cahuzac fait son retour face à Sunderland, trois ans après avoir quitté précipitamment le club début juillet 2023, alors éloigné de ses enfants restés en Corse.
Un come-back qui aurait pu ne jamais arriver
Le timing avait pourtant de quoi laisser songeur : l’ancien capitaine lensois aurait pu devenir entraîneur principal de Lorient après le départ d’Olivier Pantaloni, mais a préféré rejoindre l’Artois en tant qu’adjoint. Un choix qui ne doit rien au hasard, puisque le contact n’a en réalité jamais été rompu avec son ami de longue date Jean-Louis Leca, devenu depuis directeur sportif. Ce dernier voulait déjà le rapatrier l’été 2025, mais le contrat de Cahuzac à Lorient rendait alors l’opération trop compliquée à mener, malgré une validation de Pierre Sage qui, selon les échos de l’époque, n’avait validé que du bout des lèvres.
Un départ jamais vraiment digéré par une partie du public
Dans les colonnes de La Voix des Sports, l’intéressé est revenu sur les raisons de son départ initial : « je suis parti de Lens pour des raisons extra-sportives, les gens savent plus ou moins pourquoi. » Il confie aujourd’hui avoir toujours gardé un sentiment amer sur les circonstances de cette rupture, tout en refusant catégoriquement tout regret : « j’ai toujours eu ce sentiment de ne pas être parti pour les bonnes raisons, puisque ce n’était pas pro, mais je n’ai aucun regret, parce que ça m’a permis de grandir en tant qu’homme et en tant que professionnel. » Il faut dire que l’épisode qui a suivi son départ n’a rien arrangé à son image auprès du public artésien : la piste d’un transfert vers Nice, évoquée pour de supposées raisons familiales, avait finalement capoté en raison de l’hostilité manifeste des supporters niçois envers l’ancien milieu corse, avant qu’il ne s’engage finalement à Lorient comme numéro deux aux côtés de Pantaloni.
Une progression pensée comme un vrai apprentissage
Aujourd’hui installé aux côtés de Dino Toppmöller, très impliqué dans l’animation des séances au quotidien, Cahuzac continue de se former, avec des sessions mensuelles dédiées en plus de son rôle sur le terrain : « j’ai juste envie de continuer à apprendre, auprès d’un coach d’expérience. Dino est au courant que je suis cette formation, il est très bienveillant, et pour les semaines où je suis absent, on a un staff assez nombreux et assez compétent. Avec Dino, ça fonctionne. » Une philosophie qui semble guider l’ensemble de son parcours d’entraîneur : « je me suis lancé dans cette carrière parce que j’ai envie de vivre des expériences humaines. »
Une Ligue des champions qu’il n’a jamais connue
Cette saison marquera d’ailleurs une grande première pour lui, que ce soit comme joueur ou comme membre d’un staff : la découverte de la Ligue des champions. Un rendez-vous qu’il attend avec une impatience non dissimulée : « j’ai hâte, c’est un peu le Graal, en tant que joueur ou coach. Il n’y a pas d’appréhension mais beaucoup de bonheur. » Une histoire qui, pour Yannick Cahuzac comme pour le RC Lens, semble avoir repris son cours là où elle s’était brutalement arrêtée.
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