Révélation au poste de piston gauche la saison passée grâce à une qualité de centre au-dessus du lot, Matthieu Udol s’est confié dans les colonnes de La Voix des Sports sur les nombreux changements qui accompagnent ce nouvel exercice, entre ambitions renouvelées, repositionnement contraint et nouvelle patte tactique.
Tourner la page sans renier ce qui a été construit
Le défenseur prévient d’emblée contre toute forme de nostalgie excessive autour du sacre en Coupe de France : « le foot avance tellement vite que si on n’est pas performant demain, tout le monde aura déjà oublié qu’on a gagné la Coupe de France. On ne peut pas se reposer sur ses acquis qui n’en sont déjà plus. » Il reconnaît malgré tout une pointe de frustration face à la rupture de continuité par rapport à la saison précédente, tout en relativisant : « quand on est arrivé l’année dernière, c’était aussi un gros changement. On recommence en quelque sorte un peu ça cette saison. Mais comme on l’a réussi l’année dernière, il faut se dire que c’est possible de rééditer de bonnes choses. » Il tempère toutefois les attentes, conscient que le calendrier va se densifier avec l’arrivée de la Ligue des champions.
Un repositionnement qui ne l’enchante pas totalement
Sur le plan personnel, Matthieu Udol doit composer avec un changement de poste imposé par les circonstances. Auteur d’une saison pleine en tant que piston, il se retrouve désormais parfois utilisé dans l’axe gauche de la défense, faute d’options suffisantes à ce poste dans l’effectif actuel : « actuellement, l’effectif fait que je dois pallier ce manque au poste de défenseur central gauche. D’alterner défenseur central et piston, c’est délicat. » Malgré la contrainte, il assure vouloir répondre présent, sans se cacher sur ses préférences : « j’essaie de répondre présent et de faire le boulot à ce poste-là, même si ce n’est pas mon poste préféré. »
Le style Toppmöller, entre héritage et nouveauté
Sur l’identité de jeu façonnée par le nouvel entraîneur, l’ancien messin évoque une transition plus douce qu’attendue, avec une vraie volonté de conserver les fondamentaux qui ont fait la force du groupe : « il y a déjà une certaine continuité avec ce qu’on a vécu la saison passée. Dino Toppmöller a envie de garder tous les principes forts, l’intensité, le pressing. Mais tout en apportant son style de jeu. » Il détaille une philosophie tournée vers la construction et la percussion : beaucoup de jeu combiné et de passes courtes, la volonté de déséquilibrer l’adversaire, un travail approfondi sur la sortie de balle et les changements rapides de côté, sans oublier l’exploitation de la profondeur pour le numéro dix. Sur la méthode de l’entraîneur allemand, le défenseur loue sa rigueur : « c’est un coach plutôt calme, qui a de la rigueur. Il est très pointilleux sur ses demandes tactiques, les positionnements. »
Un système plus flexible que la saison passée
Enfin, Udol confirme une évolution tangible dans l’animation collective par rapport au 3-4-2-1 privilégié la saison dernière : « là, on va peut-être varier sur du 3-2-4-1 ou 3-2-3-2. Ça dépend un peu des joueurs. On n’aura pas forcément à chaque fois deux milieux au terrain, comme l’année passée. » Les rôles offensifs devraient eux aussi gagner en souplesse, entre meneurs de jeu classiques et duos de purs attaquants selon les rencontres, tandis que le rôle des pistons pourrait légèrement évoluer : « il y a aussi des pistons qui ont peut-être moins un rôle de centreur, comme j’ai pu le faire l’année dernière. Ils seront parfois plus présents à l’intérieur du jeu. Il y a de bonnes choses intéressantes. »
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