Après la relégation, l’hémorragie continue chez les Sang et Or

Partagez sur vos réseaux

La descente en Seconde Ligue n’a visiblement pas seulement coûté une place dans l’élite au RC Lens féminin. Depuis la fin de saison, c’est tout un projet qui semble vaciller, au point de laisser planer de sérieux doutes sur le visage que présentera l’équipe dans quelques semaines.

Les départs s’enchaînent à Lens

Alors que les regards sont naturellement tournés vers les ambitions retrouvées de l’équipe masculine, la situation est bien plus préoccupante du côté de la section féminine. Les départs s’enchaînent à un rythme inquiétant et rien ne semble indiquer que l’hémorragie soit terminée.
Ces derniers jours, plusieurs joueuses ont officialisé leur départ. Maddy Anderson et Laurine Pinot avaient ouvert la voie. La meilleure joueuse lensoise de la saison dernière, Aude Gbedjissi, a elle aussi trouvé un nouveau point de chute. Dans son sillage, Emmy Jézéquel, Adèle Connesson et maintenant Romane Lejeune selon La Voix Des Sports ont annoncé qu’elles ne porteront plus le maillot sang et or la saison prochaine.
Le départ de Lejeune symbolise particulièrement les difficultés actuelles du club. Titulaire indiscutable, régulièrement appelée chez les Bleuettes U23, la défenseure faisait partie des joueuses capables d’incarner la reconstruction. Elle ne sera finalement pas de l’aventure.

Un avenir suspendu à une décision administrative

Le paradoxe est saisissant. Sportivement relégué, le RC Lens féminin conserve encore un mince espoir de retrouver la Première Ligue sans jouer.
La situation financière de Dijon est suivie de très près en Artois. Si le club bourguignon venait à être sanctionné par les instances, un repêchage administratif du Racing deviendrait envisageable.
Mais même dans cette hypothèse favorable, les difficultés actuelles ne disparaîtraient pas d’un coup de baguette magique.
Dans l’attente d’un éventuel verdict, le recrutement demeure quasiment à l’arrêt. Construire un effectif sans connaître la division dans laquelle il évoluera relève d’un véritable casse-tête pour les dirigeants lensois.

La rupture semble consommée avec Sarah M’Barek

L’incertitude ne concerne pas uniquement les joueuses.
L’avenir de Sarah M’Barek paraît lui aussi extrêmement flou. En poste depuis 2020, la technicienne semble avoir perdu une partie de la confiance de sa direction après les tensions apparues au cours de la saison écoulée.
Malgré un contrat courant jusqu’en 2027, tout indique qu’un changement pourrait intervenir sur le banc. En coulisses, la direction sportive travaillerait déjà sur plusieurs pistes pour préparer l’après M’Barek.

Nos derniers articles :