À chaque période de transferts, certains noms reviennent inlassablement dans les discussions des supporters. À Lens, celui de Loïs Openda occupe une place à part. Son unique saison sous le maillot sang et or a laissé un souvenir impérissable et l’idée de le revoir fouler la pelouse de Bollaert continue d’alimenter les réseaux sociaux.
Pourtant, à l’heure où son avenir à la Juventus Turin apparaît de plus en plus incertain, un retour en Artois semble relever davantage du fantasme que d’un scénario crédible.
La Juventus cherche toujours une solution
L’été dernier, le club turinois avait déboursé près de 43 millions d’euros pour s’attacher définitivement les services de l’international belge. Un investissement important qui n’a jamais été rentabilisé sur le terrain.
Avec seulement deux buts inscrits en 34 rencontres toutes compétitions confondues, Loïs Openda a vécu une saison très compliquée. Au fil des mois, son temps de jeu s’est réduit comme peau de chagrin jusqu’à quasiment disparaître lors du sprint final du championnat.
Les choix du coach, l’arrivée de nouveaux concurrents offensifs et le retour de plusieurs joueurs blessés ont progressivement poussé l’ancien Lensois vers la sortie. Une situation qui lui a même coûté sa place avec la Belgique lors de la Coupe du monde.
Dans ce contexte, la Juventus est ouverte à un départ et plusieurs clubs européens se sont déjà renseignés sur sa situation.
Lens n’a tout simplement pas les moyens
C’est ici que la réalité économique rattrape rapidement les plus optimistes. Même si la Juventus acceptait de revoir ses ambitions à la baisse et d’envisager un prêt, le principal obstacle resterait inchangé : le salaire du joueur.
Selon plusieurs médias italiens, Loïs Openda percevrait aujourd’hui une rémunération estimée à plus de 600 000 euros bruts mensuels. Une somme totalement déconnectée des standards lensois.
Le RC Lens l’a encore démontré ces derniers mois. Le club n’a pas souhaité s’aligner sur les exigences salariales d’Adrien Thomasson, de Malang Sarr ou encore d’Allan Saint-Maximin. Tous ont finalement poursuivi leur carrière ailleurs.
Dans ces conditions, imaginer Lens financer tout ou partie du salaire d’Openda relève de l’impossible.
Même dans l’hypothèse très favorable où la Juventus accepterait de prendre en charge la moitié de sa rémunération, la charge restante resterait considérable pour les finances artésiennes.
Une concurrence hors de portée
Le problème ne se limite d’ailleurs pas au salaire. Plusieurs formations disposant de moyens largement supérieurs surveillent également le dossier. L’AS Monaco, Nottingham Forest, l’Eintracht Francfort ou encore l’Olympique Lyonnais figurent parmi les clubs évoqués autour du joueur.
Tous possèdent une puissance financière que le RC Lens ne peut raisonnablement pas concurrencer sur ce type d’opération.
À l’inverse, Jean-Louis Leca et la cellule de recrutement semblent aujourd’hui concentrés sur la construction d’un effectif équilibré capable de répondre aux exigences de la Ligue des champions. Avec les nombreux postes à renforcer cet été, consacrer une part disproportionnée du budget à un seul joueur irait à contre-courant de la stratégie habituelle du club.
Un magnifique souvenir qui devrait le rester
Personne n’a oublié l’impact laissé par Loïs Openda lors de son passage à Lens. Sa vitesse, son efficacité et sa connexion immédiate avec Bollaert lui ont permis d’entrer rapidement dans le cœur des supporters.
Mais le football moderne est aussi une affaire d’équilibre financier.
Aujourd’hui, rien n’indique que le RC Lens ait entrepris la moindre démarche concrète pour tenter de récupérer son ancien attaquant. Et même si l’idée continue de faire rêver une partie du public lensois, les chiffres racontent une autre histoire.
Le retour de Loïs Openda en Sang et Or apparaît aujourd’hui comme l’une des rumeurs les moins réalistes de ce mercato estival.
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