110 millions d’euros pour trois cracks : le pactole qui menace le RC Lens

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Fraîchement qualifié pour la prochaine Ligue des Champions après une saison historique, le RC Lens se retrouve face au plus grand dilemme de son histoire moderne. Faut-il accepter de vider le vestiaire de ses plus belles pépites pour sécuriser l’avenir financier du club sur plusieurs années ? La question est posée, et les estimations sur le marché des transferts donnent le tournis.

Le calcul fou qui fait trembler La Gaillette

Selon une simulation très sérieuse partagée par le compte spécialisé DataScout, trois des cadres les plus bankable du vestiaire artésien affolent le marché de manière spectaculaire. Les projections financières sont colossales : Mamadou Sangaré culmine à 50 millions d’euros, Ismaëlo Ganiou grimpe à 31 millions, et le portier Robin Risser ferme la marche avec une valeur estimée à 29 millions d’euros. Au total, c’est un chèque global de 110 millions d’euros qui tend les bras aux dirigeants artésiens.
De quoi pérenniser les comptes du Racing pour au moins deux saisons complètes. Sauf qu’à quelques semaines de retrouver la prestigieuse Ligue des Champions, un tel exode ressemblerait fort à un sabordage en règle. Après avoir déjà vu filer Adrien Thomasson et Wesley Saïd gratuitement, sans oublier le départ imminent de Malang Sarr, laisser partir trois autres piliers ruinerait complètement les ambitions sportives des Sang et Or.

Une colonne vertébrale totalement brisée ?

Vendre pour remplir les caisses, soit. Mais par qui remplacer de tels monstres ? En coulisses, la reconstruction s’annoncerait comme un véritable chemin de croix. Certes, au poste de gardien, le board possède une solution de repli toute trouvée : Hervé Koffi, qui revient d’un prêt tout simplement exceptionnel du côté d’Angers, est prêt à endosser le costume de numéro un si Risser plie bagage.
Au milieu de terrain, l’affaire se complique nettement. Si Sangaré s’en va, la paire composée de Massadio Haïdara et Andrtija Bulatovic devra assumer l’intérim. Un duo travailleur, certes, mais incontestablement moins créatif et dominant que le tandem Thomasson-Sangaré qui a marché sur la Ligue 1 cette année.

Le chantier défensif de tous les dangers

Le véritable point de rupture se situe en charnière centrale. Avec la perte actée de Malang Sarr, la défense artésienne repose sur des bases fragiles. Si Ismaëlo Ganiou venait à partir, c’est l’intégralité du secteur défensif qu’il faudrait rebâtir de zéro. Un pari ultra-risqué, d’autant que le staff médical navigue toujours en plein brouillard concernant les blessures récurrentes de Samson Baidoo.

On espère désormais que le board saura fixer des limites claires lors de ce mercato en ne concédant qu’un seul « gros » bon de sortie. Pour espérer exister simultanément en championnat et en Ligue des Champions, le Racing doit impérativement garder ses armes.



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