On s’est fait promener pendant des jours et des jours, et franchement, le coup de bluff est magistral. Alors que les supporters s’attendaient à une nomination par défaut ou à un second couteau pour succéder à Pierre Sage, la direction du Racing s’apprête à faire exploser le thermomètre de la Ligue 1. Les pistes Olivier Pantaloni, Alexandre Dujeux ou Patrick Videira ? De parfaits écrans de fumée. L’heureux élu vient d’Allemagne, il s’appelle Dino Toppmöller, et l’affaire est entrée dans sa phase finale.
Un secret d’État dévoilé hier soir par La Voix Du Nord
C’est le genre de masterclass en coulisses qu’on n’avait pas vue depuis des années. L’information a été sortie en premier par La Voix des Sports avant d’être confirmée par L’Équipe : le duo Benjamin Parrot – Jean-Louis Leca a orchestré les négociations dans une discrétion absolue. Le technicien allemand de 45 ans a carrément fait le déplacement en Artois pour visiter les installations de La Gaillette en cachette. Pendant qu’on nous servait des pistes franco-françaises pour endormir la concurrence, le board verrouillait l’un des profils les plus intrigants d’Europe.
Le grand confident des stars et lanceur de cracks
Le CV du bonhomme a de quoi filer des frissons aux supporters lensois. Ancien adjoint de Julian Nagelsmann au Bayern Munich, Toppmöller est un entraîneur moderne, adepte d’une grosse intensité qui colle à 100 % avec l’identité de Bollaert. Surtout, le bonhomme est parfaitement francophone. En Bavière, il était le confident privilégié des joueurs français, n’hésitant pas à les inviter au restaurant en tête-à-tête en dehors des entraînements pour les requinquer en cas de coup de mou.
Mais sa véritable signature, c’est le développement des jeunes talents. C’est sous ses ordres à l’Eintracht Francfort que des monstres comme Randal Kolo Muani, Hugo Ekitike ou Willian Pacho ont franchi un cap immense avant de rapporter des fortunes à leur club. Après le séisme du départ de Pierre Sage à Crystal Palace, l’arrivée d’un tel calibre valide les ambitions des Sang et Or pour la prochaine Ligue des Champions.
Des sacrifices financiers pour signer à Bollaert
Évidemment, attirer un tel nom demande de sacrés ajustements. À Francfort, Toppmöller émergeait à près de 2,5 millions d’euros par an, un salaire totalement intouchable pour les finances artésiennes. Mais le technicien allemand a un caillou dans la chaussure, l’Eintracht Francfort l’a limogé en janvier dernier après une série de revers qui a relégué le club à la 7e place de Bundesliga en menaçant sa qualification pour la Ligue des champions.
L’Allemand aurait donc accepté de baisser drastiquement ses exigences pour coller au budget du RC Lens.
Le projet nordiste et la perspective de disputer la C1 ont certainement fait pencher la balance car il a poliment recalé l’OGC Nice et le Feyenoord Rotterdam, tandis que l’AC Milan l’avait aussi à l’œil.
Une proposition concrète a été posée sur sa table et les deux parties s’accordent sur une issue positive imminente. Le mercato du RC Lens s’apprête donc à basculer dans une autre dimension. Reste à espérer que le technicien s’inscrira dans la durée et ne verra pas Bollaert comme un simple tremplin (jurisprudence Pierre Sage) pour s’éviter de rejoindre trop vite la liste des anciens lensois sur le banc.
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