Le feuilleton a pris fin, et la conclusion laisse un goût amer. Après plus d’un an de négociations infructueuses, Jean-Louis Leca a dû se résoudre à voir son capitaine, Adrien Thomasson, s’envoler vers la « colonie » rennaise. Si le cœur du joueur balançait, les chiffres, eux, ne mentaient pas : le board lensois a refusé de briser sa grille salariale pour un joueur de bientôt 33 ans.
Le « braquage » financier du Stade Rennais
La direction rennaise a joué un coup de maître tactique. En récupérant Thomasson libre de tout contrat, les Bretons ont pu réinjecter l’économie du transfert dans un package salarial imbattable. On parle d’un salaire mensuel dépassant les 200 000 €, assorti d’une prime à la signature royale. À Lens, où l’on ne souhaitait pas dépasser les 110 000 € actuels, la bataille était perdue d’avance. Un regret sportif réel, car malgré ses 33 bougies, le milieu de terrain semblait avoir encore deux saisons de haut niveau dans les jambes.
L’après-Thomasson : Le nouveau duo de choc est prêt
Si le départ du capitaine est un coup dur pour le vestiaire, le RC Lens n’est pas démuni pour autant. La pérennité du milieu de terrain repose désormais sur une association qui excite déjà Bollaert : le roc malien Mamadou Sangaré et le talent émergent Andrija Bulatovic.
Le défi pour le board sera de résister aux sirènes des gros chèques pour Sangaré, car pour la suite, le constat est lucide : Amouda Haïdara et Fodé Sylla semblent encore trop tendres pour les joutes physiques de la Ligue des Champions. La transition est lancée, et elle s’annonce musclée.
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