Depuis sept jours, Robin Risser vit ce qu’il appelle une « drôle de semaine », un enchaînement de bonheurs qui propulse le jeune gardien lensois dans une nouvelle dimension. Entre une qualification en Ligue des Champions, un trophée UNFP de meilleur gardien et, enfin, ce Graal absolu qu’est l’équipe de France, le portier artésien avoue être « sur un petit nuage ». Pourtant, malgré l’effervescence et les sollicitations qui pleuvent, il garde une lucidité désarmante : « Je reste focus, je me sens privilégié et reconnaissant pour ce qui m’arrive ».
La transmission avec Régis Gurtner
Si cette sélection est une consécration individuelle, Robin Risser a tenu à la partager avec celui qui l’épaule au quotidien à la Gaillette : Régis Gurtner. Il lui tenait à cœur que son aîné soit à ses côtés devant la télévision au moment de l’annonce. Un « beau moment » partagé avec un mentor qui, même blessé, n’a jamais cessé de le guider par « des petits messages avant et après les matchs, des mots et des conseils ». Pour le jeune international, cette réussite est avant tout celle d’un binôme et d’un collectif : « Si l’équipe n’avait pas performé, je n’aurais tout simplement jamais figuré dans cette liste ».
Le « Graal » et un rôle au service du groupe
S’il savait son nom circuler dans les petits papiers de Didier Deschamps depuis quelques mois, Risser n’en oublie pas pour autant ceux qui postulaient au poste. Avec beaucoup d’humilité, il a eu un mot pour la blessure de Lucas Chevalier ou le faible temps de jeu d’Alphonse Areola, conscient que dans le football, « le bonheur des uns fait le malheur des autres ».
Désormais projeté vers le Mondial, il aborde son futur rôle de numéro 3 avec une simplicité rafraîchissante. Pour lui, l’objectif est d’apporter sa fraîcheur et d’être « disponible pour les autres, notamment Mike Maignan », afin que les cadres performent dans les meilleures conditions. Pour Robin Risser, porter ce maillot reste « le Graal, il n’y a rien de plus haut que ça ».
Lyon, une répétition avant la finale
Mais avant de s’envoler pour la Coupe du Monde, il reste deux missions cruciales en club. À commencer par le déplacement à Lyon ce dimanche. Pas question pour lui d’aller au Groupama Stadium en touriste : « On n’a pas envie de perdre deux fois contre la même équipe dans ce championnat », insiste-t-il, rappelant le goût amer du match aller. Pour Risser, ce dernier match de Ligue 1 est le tremplin idéal pour « bien se préparer pour l’échéance de la semaine prochaine » : cette finale de Coupe de France où il espère redescendre de son nuage avec un trophée dans les bras.
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