Coupe de France : Lens s’apprête à basculer dans la folie, les coulisses d’une fête XXL

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Le compte à rebours est lancé. Le vendredi 22 mai, Lens ne s’arrêtera pas de respirer, il respirera plus fort. Pour la quatrième finale de Coupe de France de son histoire, le RC Lens ne compte pas seulement déplacer une armée à Saint-Denis ; il s’apprête à transformer la ville de Lens en un volcan prêt à entrer en éruption.

Bollaert : Le temple de la communion

Pour ceux qui n’auront pas la chance de fouler le parvis du Stade de France, le sanctuaire est déjà trouvé. Exit l’écran géant en centre-ville, jugé trop étroit pour la ferveur lensoise. C’est à Bollaert-Delelis, dans son jardin, que le peuple Sang et Or a rendez-vous. Pour 10 euros, le prix d’un moment d’éternité, loin des polémiques stériles, 38 000 privilégiés pourront vibrer devant un dispositif XXL. Six écrans géants sur la pelouse pour une seule voix, un seul cri.

La ville en état de siège

En coulisses, la municipalité et les commerçants fourbissent leurs armes. Les bars vont obtenir l’autorisation de repousser les limites de la nuit, et les stocks de fûts de bière rappellent les heures de gloire de 1998. On imagine déjà cette marée humaine, ce flux ininterrompu de maillots Sang et Or convergeant vers le stade en attendant le retour des héros. Le maire, Sylvain Robert, le concède : tout est prêt, pour le meilleur comme pour le pire.

Les empêcheurs de tourner en rond

Alors que les opposants au maire PS crient au scandale concernant le tarif de 10 euros fixé pour suivre la rencontre à Bollaert, nous voudrions simplement rappeler que voir un tel spectacle dans des conditions optimum et dans un cadre convivial pour un prix inférieur à celui d’un paquet de clopes, c’est juste cadeau …

Le vertige avant la gloire

Mais au milieu de cette ivresse préparatoire, un frisson demeure. Si le décor est planté pour une fête historique, le plus dur reste à faire sur le rectangle vert. Car entre l’effervescence des rues et le métal froid du trophée, il y a encore bien loin de la coupe aux lèvres. Le peuple artésien le sait mieux que quiconque : pour que la nuit soit gravée dans le marbre et que les larmes soient de joie, une finale de Coupe de France ne se joue pas, elle se gagne.

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