Brest – Lens (3-3) : Ce qu’on a aimé et moins aimé

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Le RC Lens avait rendez-vous avec son destin hier soir à Francis-Le Blé, avec l’ambition de maintenir le PSG sous haute pression. Mais au terme d’un scénario schizophrène, le Racing a sans doute laissé s’envoler ses derniers espoirs de sacre. Si la remontada spectaculaire de la seconde période (de 3-0 à 3-3) a prouvé que ce groupe avait du cœur, le mal était déjà fait. Le constat est glacial, mais lucide : en offrant 45 minutes de sursis à la concurrence, les Sang et Or se sont tirés une balle dans le pied.

« Le sujet est clos »

Le verdict est tombé dès le coup de sifflet final. Florian Thauvin, puis Pierre Sage, ont acté la fin des illusions : « Ce soir, le sujet est clos, il n’y a plus de course au titre » a reconnu le meneur lensois. Une honnêteté brutale qui fait écho à une première période catastrophique, où le RC Lens a donné l’impression d’évoluer en infériorité numérique tant les insuffisances individuelles ont plombé le collectif.

Le mea culpa de Pierre Sage

Plus rare encore, le technicien lensois a assumé sa part de responsabilité en conférence de presse, pointant du doigt une composition de départ défaillante. Sans les nommer, le coach visait explicitement ceux qui n’ont pas su répondre à l’exigence du moment. Difficile de ne pas y voir un désaveu pour les maillons faibles de ce premier acte : Saïd, Sotoca, Aguilar et Masuaku, tous apparus hors du ton et incapables de freiner l’hémorragie avant la pause.

Ce que nous avons aimé :

– Strictement rien en première période. Une faute professionnelle collective.
– Les coups de gueule de Malang Sarr sur ses partenaires qui ont été à la ramasse pendant les 45 premières minutes.
– Les entrées de Florian Thauvin, Saud Abdulhamid et Allan Saint-Maximin, qui ont renversé la table et permis la folle remontada des Lensois.
– La puissance et la créativité d’Allan Saint-Maximin qui ne doit plus sortir du onze de départ de Pierre Sage.
– Que Pierre Sage reconnaisse humblement son erreur de composition et qui n’a pas hésité à fracasser ses joueurs devant les caméras de Ligue 1+.
– N’avoir pas eu à se plaindre de l’arbitrage de Stéphanie Frappart.

Ce que nous n’avons pas aimé :

– La première période du RC Lens, une masterclass de la honte.
– Beaucoup trop de pertes de balle et une incapacité chronique à remonter proprement les ballons.
– Que Lens subisse de la sorte le pressing brestois en première période.
– Les passes manquées et les déchets techniques inhabituels.
– La réaction lunaire de Florian Sotoca à la pause : « On a l’impression d’avoir la maitrise et on se prend 3 buts »
– La défaite collective, l’apathie de la défense sur les trois réalisations brestoises.
– Que Robin Risser ne soit plus depuis quelques matchs le dernier rempart décisif. 3 ballons à jouer, 3 buts encaissés, même s’il a été abandonné par sa défense.
– Le début de match très compliqué d’Arthur Masuaku, avec une part de responsabilité sur les deux premiers buts brestois. Masuaku est un piston, pas un défenseur central et ça se voit.
– L’association Aguilar – Sotoca qui n’a jamais fonctionné.
Wesley Saïd, qui n’a plus rien à faire dans le onze de départ et qui a obligé les Lensois à jouer en infériorité numérique tellement il n’a jamais pesé sur sa mi-temps.
– Les changements tardifs de Pierre Sage, qui aurait déjà dû jouer de la rotation en cours de première mi-temps.
– Les cartons jaunes totalement évitables d’Adrien Thomasson et Mamadou Sangaré, qui vont leur valoir suspension. Est-ce un choix de Pierre Sage pour les préserver en fin de saison ?
– Que les dieux des poteaux ne soient pas avec nous.
– La prestation d’Abdallah Sima, trop souvent maladroit. Heureusement pour sa note globale, il marque.
– Les loupés d’Odsonne Édouard, inacceptables pour celui qui se revendique numéro 9. Il n’est plus décisif au mauvais moment de la saison.
– La façon honteuse des Brestois de gagner du temps en seconde période en simulant des blessures.

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