La fête était totale, la qualification historique, mais l’addition pourrait être salée. Une fois de plus, au lieu de savourer une finale de Coupe de France, on se retrouve à trembler devant le calendrier de la commission de discipline. La faute à qui ? À ces « fucking fumis » et à ceux qui n’ont toujours pas compris qu’un stade de football n’est pas un champ de tir pyrotechnique.
Un suicide collectif en tribune
Mardi soir, face à Toulouse, Bollaert était « en feu ». Littéralement. Mais ce spectacle, aussi impressionnant soit-il pour les réseaux sociaux, est surtout une aubaine pour la FFF. Le craquage massif de fumigènes ne passera pas inaperçu. Résultat ? Le RC Lens va devoir passer à la caisse et, pire encore, pourrait voir ses tribunes fermées pour les matchs les plus cruciaux de la saison.
Si l’envahissement de terrain, pacifique et festif, survenu après le coup de sifflet, devrait être toléré, l’usage massif de la pyrotechnie est une faute de gestion de la part d’une partie du public. C’est le paradoxe lensois : on hurle notre amour pour le club tout en lui tirant une balle dans le pied avec une régularité déconcertante.
Nantes ou le PSG dans le viseur
La commission de discipline devrait rendre son verdict le 30 avril. Et là, c’est la douche froide qui nous guette. La réception de Nantes (8 mai) est déjà sous la menace d’une sanction, mais le cauchemar serait un huis clos ou une fermeture de tribune pour le choc face au PSG le 13 mai. Imaginez-vous jouer le titre ou une place européenne dans un Bollaert silencieux parce que certains ont voulu faire joujou avec des pétards ?
Le jeu de dupes doit cesser
Le plus agaçant ? On connaît déjà la suite. Une fois la sanction tombée, les mêmes qui ont allumé la mèche déploieront des banderoles pour hurler à l’injustice et pointer du doigt une « LFP/FFF répressive ». Ce jeu sans fin est devenu absurde.
Aimer Lens, c’est protéger Bollaert. Et aujourd’hui, protéger Bollaert, c’est arrêter ces bêtises qui ne servent qu’à vider nos tribunes au moment où l’équipe a le plus besoin de nous. Le Graal est proche, ne gâchons pas tout pour quelques étincelles de trop.
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