CDF Lens – Toulouse (4-1) : Ce qu’on a aimé et moins aimé

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Rarement une demi-finale de Coupe n’avait pris des airs de finale de Coupe du monde. Hier soir, Bollaert n’était pas un simple stade, mais une extension du terrain où la fusion entre les joueurs et le public a frisé le surnaturel. Si le RC Lens a fini par terrasser Toulouse (4-1), c’est aussi parce qu’il a joué en supériorité numérique : sans carton rouge cette fois, mais grâce à un douzième homme en état de grâce.

Pourtant, tout n’a pas été parfait. Pendant quinze minutes, les hommes de Pierre Sage ont cherché leur souffle, confirmant cette fâcheuse rengaine du retard à l’allumage qui commence à devenir une habitude. Mais une fois la machine lancée, le TFC a tout simplement cessé d’exister, balayé par un vent de panique sang et or. Entre la gestion intelligente du coaching en seconde période et des cadres au sommet de leur art, le dîner de gala a tenu toutes ses promesses.

Le Graal n’est plus un rêve, c’est une destination. Voici ce qu’on a aimé, et ce qui nous a un peu moins emballés lors de cette soirée d’anthologie.

Ce que nous avons aimé :

  • La victoire nette et sans bavure du RC Lens face aux Toulousains. Les Sang et Or ont réalisé le rêve de tout un peuple : aller en finale.
  • Qu’après 28 ans d’absence, le RC Lens rejouera enfin une finale de Coupe de France. Les 120 ans du club seront-ils synonymes de trophée ?
  • L’ambiance des grands soirs. Bollaert a vraiment joué son rôle de 12e homme.
  • Le sérieux et la générosité d’Ismaëlo Ganiou.
  • Malang Sarr, patron de la défense lensoise : une nouvelle prestation XXL, légèrement entachée par sa participation à la boulette qui a amené la réduction du score.
  • Saud Abdulhamid, qui s’affirme de match en match. Avant-dernier passeur sur le but d’Allan Saint-Maximin (2-0, 18e), il a créé le troisième pratiquement tout seul en se jouant de Charlie Cresswell avant de servir Matthieu Udol, qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond (35e). Il remet ça sur le quatrième en décalant intelligemment Adrien Thomasson (74e).
  • La prestation de Matthieu Udol, récompensé de son match par un but aux avant-postes.
  • Adrien Thomasson, de nouveau buteur, comme vendredi dernier. Qu’attend donc la direction du club pour faire l’effort financier nécessaire afin qu’il prolonge ?
  • Florian Thauvin : le match où il était attendu. Il n’a pas déçu et a parfaitement joué son rôle de cadre et de leader technique. Présent dans tous les bons coups offensifs, il a ouvert le score sur penalty et est à l’origine du dernier but. Sorti sous les ovations du public, plus que mérité.
  • Le penalty tiré et réussi par Florian Thauvin. un geste technique d’une grande pureté.
  • Allan Saint-Maximin, le déménageur et dribbleur fou : il a été d’une aide précieuse dans l’animation offensive… et il a marqué !
  • L’arbitrage de Willy Delajod, cohérent.
  • Voir la collection d’anciens dans les tribunes de Bollaert.
  • La réalisation du match à la télévision. Chapeau aux équipes qui nous ont proposé un spectacle de toute beauté, avec de multiples caméras et des angles surprenants.
  • L’envahissement du terrain. A-t-on déjà vu une telle ferveur populaire pour un match de demi-finale ?

Ce que nous avons moins aimé :

  • L’entame de match des Lensois, une rengaine, qui a permis aux Toulousains de se montrer dangereux durant le premier quart d’heure.
  • Les approximations défensives du début de match, avec cette impression que le retour de Baidoo avait cassé les automatismes.
  • Le retour un peu difficile de Samson Baidoo dans le costume de titulaire. Il est en partie fautif sur le but toulousain et n’a pas rayonné comme précédemment. Normal après une telle durée d’absence.
  • L’erreur collective de la défense sur le but toulousain : une passe en retrait mal appuyée de Malang Sarr vers Robin Risser, un renvoi du gardien là où il ne fallait surtout pas la mettre et, enfin, Baidoo qui, au lieu de dégager, offre un caviar aux Toulousains.
  • Nous avons été un peu déçus par la prestation de Mamadou Sangaré, qui n’a pas été, cette fois-ci, au niveau de ses partenaires.
  • Odsonne Édouard, qui semble être dans le dur depuis plusieurs rencontres. Hormis quelques passes bien senties, il a été assez transparent.

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