Pierre Sage pointe du doigt l’attitude des cadres Lensois envers les jeunes

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Après l’amical contre le FC Rouen (2-1), Pierre Sage n’a pas seulement parlé des jeunes lancés dans le grand bain. Il a surtout pointé ce qui, selon lui, a manqué autour d’eux : l’aide des cadres.

Depuis plusieurs semaines, Lens a déjà montré qu’il savait intégrer des jeunes dans un contexte de Ligue 1 tendu. Ismaëlo Ganiou en est le meilleur exemple. Propulsé dans la rotation à la faveur des absences de Jonathan Gradit et Samson Baidoo, le jeune défenseur n’a pas été laissé seul. Le collectif l’a accompagné, conseillé, sécurisé. Et au fil des matches, il a fini par prendre de l’épaisseur jusqu’à devenir bien plus qu’une solution d’urgence.
Face à Rouen, Pierre Sage a voulu pousser un peu plus loin cette logique. Oscar Lenne a débuté en axial gauche, Antony Bermont en piston, Fodé Sylla en défense centrale et Erawan Garnier en piston droit lors de la seconde période. Un choix fort, d’autant plus que Bermont et Sylla évoluaient loin de leur poste naturel, eux qui sont plutôt armés pour le milieu que pour l’arrière-garde. L’idée n’était pas absurde : tester, observer, ouvrir des perspectives. Encore fallait-il créer un cadre favorable.

Le coach lensois a surtout vu un manque chez les anciens

C’est précisément là que Pierre Sage a vu un problème. À l’issue du match, il a regretté que certains cadres de l’équipe n’aient pas suffisamment élevé leur niveau pour faciliter l’intégration des plus jeunes. Son analyse est claire : quand les anciens sont en dessous, les jeunes paient cash. Et dans ce type de match, cela peut vite fausser la lecture des performances.

« C’est toujours difficile de lancer des jeunes dans ce genre de match, car j’ai l’impression que ceux qui jouent habituellement sont en dessous de leur niveau, et cela ne les aide pas à bien entrer dans la partie. J’aimerais que les plus anciens puissent accompagner ces jeunes dans leur intégration et leur développement, comme cela a été le cas en championnat. Aujourd’hui, je n’ai pas l’impression que nous ayons créé les bonnes conditions pour qu’ils puissent s’exprimer. Ils ont joué, ils ont tous eu 45 minutes, mais ce n’était pas suffisant. »

Avant Toulouse, Pierre Sage attend désormais un vrai leadership

Le constat dépasse donc le simple cadre d’un amical. Il dit quelque chose d’un vestiaire et d’une hiérarchie au moment où le RC Lens s’apprête à attaquer sa semaine la plus sensible. Avec la double confrontation contre Toulouse, en championnat puis en Coupe de France, Pierre Sage a besoin de leaders qui tirent le groupe vers le haut, pas de joueurs qui flottent au niveau des circonstances.
C’est sans doute là le vrai enjeu soulevé par cette sortie. Les jeunes lensois peuvent rendre service, apprendre, parfois surprendre. Mais ils ne peuvent pas être correctement évalués si le socle autour d’eux manque de tenue. Et à l’approche de matches aussi lourds, le coach rappelle à ses cadres une évidence qu’ils ne peuvent plus contourner : l’exemple ne se donne pas dans les discours, mais dans le niveau affiché sur le terrain.

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