« Je suis cuit » : Pierre Sage, entre émotions et délivrance après la qualification à Lyon

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Il est revenu à Lyon en adversaire, il en est reparti vidé. Pour Pierre Sage, ce quart de finale entre l’Olympique Lyonnais et le RC Lens n’avait rien d’un match ordinaire. Le scénario, lui, s’est chargé d’en faire une montagne russe émotionnelle.

Lens menait 2-0. Puis tout s’est déréglé. Revenu à 2-2, Lyon a fait vaciller un Racing qui a senti le vent tourner. « Je suis cuit. Quand on a encaissé le 2e but, je me suis inventé une éventuelle sortie de but pour garder un peu espoir… » confie-t-il au micro de beIN Sports. Le coach reconnaît avoir attendu le coup de sifflet final avec une pointe d’inquiétude : « Je n’attendais qu’une chose, c’était qu’il siffle la fin parce que je trouvais que ça ne sentait pas très bon. »
La première période avait pourtant validé le plan initial : pressing, récupération, transitions rapides. « Le plan de jeu était assez clair et on l’a bien tenu en première période. » Mais à force de reculer, Lens a laissé Lyon reprendre confiance. « Le 3e but du match fait du mal, les remet en selle », analyse-t-il, lucide sur le basculement psychologique.

Il admet avoir hésité à rééquilibrer plus tôt son milieu, tout en soulignant l’importance d’Odsonne Édouard, « notre porte de sortie à la récupération ». Le dilemme tactique s’est joué en temps réel, dans un match où chaque ajustement pesait lourd.
Puis sont venus les tirs au but. L’instant où la technique s’efface devant les nerfs. « Il a fallu envoyer beaucoup de confiance aux joueurs. Je leur ai répété dix fois qu’on allait gagner. » Entre détresse pour certains et colère pour d’autres, il fallait trouver la bonne tonalité. « C’est là qu’il faut réactiver ou, à l’inverse, ramener du calme car un penalty ça se joue en quelques secondes. »

Lens n’a pas tremblé. Cinq tentatives réussies, un arrêt de Risser, une qualification en poche. « En coupe, il faut du cœur », rappelle Pierre Sage. Et ce soir-là, au-delà du retour à Décines, c’est précisément ce supplément d’âme qui a fait la différence.

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