Facundo Medina, royal face à Lens, ridicule en C1

Partagez sur vos réseaux

À quoi bon dominer le RC Lens (3-1) en championnat si c’est pour sombrer quelques jours plus tard sur la scène européenne ? Hier soir, l’OM a livré une prestation indigne en Ligue des champions face à Bruges, sèchement battu 3-0, au terme d’un match où la défense marseillaise a frôlé la déliquescence.

L’image restera. À la 79e minute, dans l’atmosphère bouillonnante du stade Jan-Breydel, Leonardo Balerdi et Facundo Medina sont agenouillés, côte à côte, comme figés. Nayef Aguerd, légèrement en retrait, reste debout, jambes croisées. Les trois défenseurs dégagent la même impuissance, la même résignation, incapables de s’opposer à la tentative d’Aleksandar Stankovic. Le regard se détourne, la balle file au fond des filets : 3-0, rideau.
Face à Bruges, l’ancien lensois a vécu une soirée aux antipodes de son match autoritaire contre Lens. Dominant samedi soir au Vélodrome, l’Argentin a cette fois été constamment mis en difficulté, dépassé par la vivacité et les appels adverses. La presse n’a pas manqué de souligner ses errances.

Dans ses colonnes, L’Équipe note :
« À gauche de l’axe à trois, l’ancien Lensois a beaucoup souffert face aux courses de Forbs. Il s’est retrouvé à deux reprises en couverture sur le deuxième but brugeois (11e), a perdu des ballons chauds, sans conséquence, et n’a encore pas pu revenir sur le dernier but (79e). »

Même constat du côté de La Provence :
« L’Argentin a vécu un calvaire face à l’insaisissable Carlos Forbs, qui l’a à chaque fois pris de vitesse. Attentiste sur la combinaison brugeoise qui a permis à Stankovic de signer un centre en retrait décisif (11e). »

Au-delà du cas Medina, c’est toute la ligne défensive marseillaise qui a sombré. Éric Di Meco, fervent supporter de l’OM, n’a pas mâché ses mots, dénonçant une élimination honteuse et pointant directement la responsabilité de l’arrière-garde.

Pour Facundo Medina, qui fanfaronnait encore samedi soir après avoir muselé Florian Thauvin, le retour du karma aura été aussi brutal que cruel. Le football, parfois, ne pardonne rien.

Nos derniers articles :