Le retour de Seko Fofana en Ligue 1 devait ressembler à une opération reconquête. Un an plus tard, il a surtout des airs de pari manqué, pour le joueur comme pour Arnaud Pouille qui a poussé à son retour en France.
Arrivé au Stade Rennais après un passage doré mais sportivement creux en Arabie saoudite, l’ancien capitaine du RC Lens n’a jamais retrouvé l’impact qui faisait de lui un box‑to‑box dominant sous Franck Haise.
À Rennes, le constat est froid. 29 matches, 2 buts, une passe décisive, et une influence en chute libre. Depuis fin octobre, Seko Fofana a même glissé hors du onze, perdant sa place sous les ordres d’Habib Beye. Revenu de la CAN, l’Ivoirien se retrouve désormais englué dans une rotation où il n’est plus prioritaire, et son temps de jeu s’est réduit à peau de chagrin.
Dans ce contexte, un départ dès cet hiver est devenu une option très sérieuse. Selon Ouest‑France, Rennes discute activement avec le FC Porto et Benfica pour un prêt sec jusqu’à la fin de saison. Des pistes turques ont existé, sans convaincre le joueur, qui verrait d’un meilleur œil un rebond au Portugal. À 30 ans, Fofana sait que le temps ne joue plus pour lui.
Côté rennais, la situation est tout aussi inconfortable. Le club traîne un salaire très élevé, hérité d’un transfert estimé à 20 M€, pour un joueur devenu remplaçant. Et la concurrence ne va pas s’alléger : l’arrivée récente de Sebastian Szymanski est venue boucher un peu plus un milieu déjà saturé, où Rongier et Camara tiennent la corde.
En filigrane, difficile de ne pas voir dans ce dossier l’échec d’Arnaud Pouille, qui avait œuvré pour rapatrier l’ancien Lensois après son exil saoudien. L’idée était séduisante sur le papier. La réalité, elle, est brutale : Fofana n’est jamais redevenu le joueur qui faisait basculer les matches à Bollaert.
Un prêt à Porto ou Benfica permettrait à Rennes d’alléger sa masse salariale et au joueur de se relancer ailleurs. Un an seulement après son arrivée, l’aventure bretonne semble déjà toucher à sa fin, comme si ce retour en Ligue 1 n’avait finalement été qu’une parenthèse de plus dans une trajectoire désormais pleine d’interrogations.
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