Il aura fallu un 4-1 net et sans bavure sur la pelouse de Monaco pour que les micros de RMC se mettent à chanter les louanges du RC Lens. Longtemps sceptique, parfois sarcastique, souvent dur envers les Sang et Or, et en particulier envers Florian Thauvin, Walid Acherchour a enfin déposé les armes… pour dégainer les superlatifs.
Dans l’After Foot d’hier soir, le ton a changé. Fini les doutes, place à la reconnaissance. Le chroniqueur a salué une équipe « très agréable à suivre », qui « envoie un message fort dans la course à la Ligue des champions ». À ses yeux, ce Lens-là pratique un football d’un niveau technique rarement vu du côté de Bollaert, y compris sous l’ère Franck Haise. Plus qu’une équipe intense, électrique, généreuse, c’est désormais un collectif rôdé, chirurgical, et redoutable dans l’exécution.
Pierre Sage reçoit une pluie d’éloges : tactiquement irréprochable, capable d’imposer sa patte sans trahir l’ADN du club, le technicien est désormais perçu comme le grand artisan d’un Lens conquérant, méthodique… et terriblement efficace.
Acherchour n’a pas fait dans la demi-mesure : ligne par ligne, il voit une formation « effrayante », « sans faille apparente », et « sérieusement armée pour jouer les premiers rôles ». Une déclaration qui tranche nettement avec son ton habituel, souvent prompt à minimiser les performances nordistes. Même Deschamps peut dormir tranquille : Thauvin n’a plus besoin d’être défendu, il est désormais encensé.
Dans cette prise de conscience tardive mais salutaire, Maxime Chenot, l’autre consultant sur le plateau, a emboîté le pas, soulignant la constance lensoise. Sans faire de bruit, Lens réussit une première moitié de saison impressionnante, avec une défense à trois « rodée, cohérente et solide », et un jeu léché qui séduit même les observateurs les plus frileux. Il s’est également attardé sur un aspect souvent négligé : les coups de pied arrêtés, véritable arme fatale des Artésiens. Neuf buts sur corner, soit autant qu’Arsenal, une référence continentale dans le domaine. À ce niveau-là, ce n’est plus une surprise, c’est une signature.
Alors bien sûr, certains à Lens pourraient sourire en coin face à cette soudaine illumination de l’After. Mais dans un championnat aussi serré que cette Ligue 1 version 2025-2026, chaque reconnaissance compte. Et quand les sceptiques d’hier rangent les couteaux pour sortir les louanges, c’est souvent bon signe.
Lens, désormais co-leader, ne surprend plus. Il inquiète.
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