Il fut un temps où Elye Wahi incarnait la promesse, la pépite, le futur de l’attaque française. Aujourd’hui, il symbolise plutôt le crash-test du scouting moderne. Après avoir floppé magistralement à Lens et à Marseille, le voilà en train de couler doucement mais sûrement à Francfort, prouvant qu’on peut toucher le fond… tout en changeant de club.
Arrivé en janvier dernier à l’Eintracht, censé suivre les traces glorieuses de Kolo Muani ou Ekitike, Elye Wahi a plutôt pris le chemin inverse : celui qui mène du banc de touche au néant statistique. Dix mois plus tard, pas un seul but en Bundesliga, 297 minutes de jeu faméliques, et des apparitions aussi rares que fantomatiques.
Le week-end dernier, son entraîneur Dino Toppmöller, dans un sursaut d’optimisme ou de désespoir, a tenté de le relancer face à Heidenheim. Résultat : 76 minutes d’errance, une occasion manquée à trois mètres du but, et une sortie tête basse. Même son ombre semblait fatiguée de le suivre.
Le coach a beau tempérer, « il doit être plus agressif et percutant », on sent bien que la patience allemande a ses limites. Le manager Markus Krösche parle, lui, d’un manque de confiance et de réussite. Traduction libre : il rate tout, mais on espère encore un miracle.
Son unique éclaircie cette saison ? Une passe décisive contre Galatasaray. Depuis, plus rien. Ni contre Liverpool, ni face à l’Atlético, ni à Naples, ni en championnat : même le banc commence à se lasser de le voir s’asseoir.
Recruté pour 20 millions d’euros, Wahi est désormais plus proche d’une annonce sur le Bon Coin que d’une installation définitive dans le loft allemad. Selon l’Equipe, les dirigeants de Francfort se donneraient encore quelques semaines avant de trancher sur son avenir, mais l’histoire semble déjà écrite : après Marseille et Lens, Elye Wahi pourrait bien enrichir la rubrique “flops européens” avec un triplé parfait.
Le gamin de Courcouronnes rêvait de marquer les esprits. Il y parvient, certes, mais pas exactement comme prévu.
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