Quand revient le spectre d’une vente du RC Lens

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Le mot tabou refait surface. Joseph Oughourlian, patron et propriétaire du RC Lens depuis 2017, n’exclut plus de céder le club artésien. Pas demain matin, mais l’idée n’est plus bannie.

Dans Le Figaro, il l’a admis : « Je n’abandonnerai pas Lens, surtout pas maintenant. Mais si un potentiel nouveau propriétaire arrivait, avec plus de moyens et respectueux des valeurs et de l’histoire du club, je n’irais pas contre les intérêts du RC Lens et de ses supporters. »
Ce virage est notable : jusqu’ici, le discours était « je ne suis pas vendeur ». Aujourd’hui, le propriétaire reconnaît avoir atteint ses limites après plus de 80 millions injectés en sept ans. La crise des droits TV a obligé Lens à une cure d’austérité sévère. Les joueurs les plus bankable ont été sacrifiés, la masse salariale rabotée sans ménagement. Résultat : un club qui a redressé ses comptes et qui, malgré la diète, tient la route sportivement.

Ce travail d’assainissement a une double portée : garantir la survie immédiate des Sang et Or et… rendre l’actif plus séduisant pour d’éventuels investisseurs. Un club historique, un stade racheté, des finances plus claires : le produit devient bankable, pour peu que quelqu’un ait les reins plus solides.
Oughourlian assume : « Il faut qu’on trouve d’autres revenus. » Formation, revente de joueurs, marketing, diversification : le RC Lens avance vers un modèle moins dépendant des caprices télévisuels. Mais le président sait aussi que, pour franchir un nouveau cap, il faudrait une puissance de feu financière supérieure.

Alors, vente ou pas vente ? Pas tout de suite. Le patron des Sang et Or veut d’abord consolider, faire briller et rendre le club encore plus attractif. Ensuite seulement, la porte pourrait s’ouvrir. Le spectre plane, mais pour l’heure, Lens reste dans les mains de son artisan.

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